Panneau B10a : réglementation, dimensions et implantation
Panneau B10a : limitation de longueur, ensembles routiers concernés, dimensions, hauteur, implantation, réglementation et usage sur chantier.
Interdit l’accès de la section signalée aux véhicules dont la longueur dépasse la valeur inscrite, à partir du panneau et jusqu’à la fin de la prescription.
B10a en bref
- Limitation de longueur — disque à listel rouge, silhouette de camion et valeur en mètres
- La valeur porte sur la longueur du véhicule ou de l’ensemble, remorque comprise
- Implanté au point où l’interdiction commence — un panneau de prescription ne s’annonce pas
- Employé en signalisation temporaire quand un itinéraire de déviation ne passe pas les grands ensembles
- Arrêté du 24 novembre 1967 · IISR 4e partie · Code de la route, dispositions sur les dimensions des véhicules
Fiche technique du B10a
- Code
- B10a
- Famille
- Prescription — limitation de gabarit
- Fonction
- Accès interdit aux véhicules dépassant la longueur indiquée
- Forme
- Circulaire
- Fond
- Blanc
- Bordure
- Rouge
- Symbole
- Camion noir surmonté de la longueur en mètres, entre deux flèches horizontales
- Dimensions
- 450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
- Valeur inscrite
- Longueur en mètres, portée par le panneau lui-même — ce n’est pas une variante de code
- Implantation
- Au point où l’interdiction commence
- Usage
- Permanent ou temporaire
- Signalisation temporaire
- Oui, sur support mobile lesté
- Panonceaux associés
- M1 (distance), M2 (étendue), M4q (véhicules dépassant la longueur indiquée)
- Fin de prescription
- B31, B39, étendue portée par un M2, ou autre cas réglementaire
- Texte de référence
- Arrêté du 24 novembre 1967 + IISR
Qu’est-ce que le panneau B10a ?
Le B10a est un panneau de prescription qui ferme l’accès d’une section aux véhicules trop longs : un disque à listel rouge sur fond blanc, portant une silhouette de camion et une longueur en mètres encadrée de deux flèches horizontales. Il ouvre la famille des restrictions de gabarit et de charge, où chaque code porte une grandeur et une seule : B10a la longueur, B11 la largeur, B12 la hauteur, B13 le poids total autorisé en charge, B13a la charge à l’essieu. Il s’en distingue par ce qu’il protège : la largeur et la hauteur protègent un passage, la longueur protège une géométrie — un virage, un giratoire de faible rayon, une chicane, une succession de rues étroites qu’un ensemble articulé ne peut pas négocier. C’est la raison pour laquelle la valeur inscrite ne se déduit pas d’une mesure au décamètre mais d’un tracé de giration.
Que signifie le panneau B10a ?
L’interdiction vise le véhicule dont la longueur dépasse la valeur affichée. Elle s’entend de la longueur réelle de ce qui circule : un tracteur routier attelé d’une semi-remorque forme un ensemble, et c’est cet ensemble qui est mesuré, non l’élément moteur. La même logique vaut pour un porteur et sa remorque, ou pour un autocar articulé. La valeur inscrite est un maximum, à partir de l’aplomb du panneau : un conducteur qui découvre le B10a une fois engagé n’a plus les moyens d’en tenir compte, ce qui explique que la signalisation en amont compte autant que le panneau lui-même.
- Traversée de bourg dont la succession de virages ne permet pas la giration d’un ensemble articulé.
- Giratoire de faible rayon, carrefour en baïonnette ou tourne-à-gauche à îlot qu’un long ensemble ne peut franchir sans mordre les trottoirs.
- Voirie de lotissement ou impasse dépourvue d’aire de retournement.
- Rue ancienne à angles droits successifs, où le balayage arrière d’une semi-remorque atteint le bâti.
- Itinéraire de déviation de chantier calibré pour les poids lourds courants mais pas pour les grands ensembles.
Réglementation du panneau B10a
Ce que disent les textes
RéglementaireLe B10a relève de la signalisation de prescription définie par l’arrêté du 24 novembre 1967 et précisée par l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière : disque, listel rouge, fond blanc, symbole et valeur en noir. Les gammes se lisent dans le tableau des dimensions de la 1re partie de l’IISR. La valeur portée traduit une décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente sur la voie. Elle se distingue des dimensions maximales générales des véhicules, qui relèvent du code de la route : le panneau institue une restriction locale, il ne redit pas la règle générale.
Ce que fait la pratique
Pratique d’implantationLes gestionnaires emploient couramment un panonceau de distance M1 pour annoncer la restriction, un panonceau d’étendue M2 pour en préciser la portée, et jalonnent un itinéraire poids lourds de substitution. La valeur inscrite se détermine couramment par une étude de giration au point le plus contraignant du parcours, et non sur la moyenne du tracé : c’est la méthode des bureaux d’études de voirie, pas une prescription de l’IISR. La sur-signalisation est un écueil reconnu par les gestionnaires de voirie : une limitation de longueur posée sans contrainte géométrique réelle est ignorée, et affaiblit celles qui protègent un ouvrage.
Ce que nous recommandons
Recommandation SignaltekAucune règle de présignalisation propre aux restrictions de gabarit n’a pu être rattachée à un article précis, et nous n’en inventerons pas. Nous assumons donc le conseil suivant comme le nôtre : reprendre la restriction à la dernière intersection depuis laquelle un ensemble long peut encore rejoindre un itinéraire de substitution, le cas échéant avec un panonceau de distance M1. Le motif est physique avant d’être juridique — un ensemble de seize mètres qui découvre la valeur dans une rue étroite n’a ni marche arrière utilisable, ni demi-tour possible. Nous conseillons également de rouvrir la valeur affichée après tout aménagement modifiant la giration disponible : îlot central, écluse, ralentisseur, nouvelle ligne de stationnement.
Ce qui se joue juridiquement
PortéeUne restriction locale de gabarit procède d’une décision de l’autorité compétente, dont la signalisation permet de porter la teneur à la connaissance des usagers. Les conséquences d’une signalisation absente, incomplète ou implantée trop tard pour être utile s’apprécient au cas par cas, selon la voie, l’autorité compétente et la juridiction saisie. Cette fiche ne tranche rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.
Sources réglementaires
Arrêté du 24 novembre 1967
Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.
Voir le texte officiel →IISR — 1re partie, Généralités
Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.
Voir le texte officiel →IISR — 4e partie, Signalisation de prescription
Emploi, gammes et implantation des panneaux de type B, dont les limitations de gabarit.
Voir le texte officiel →Code de la route — dispositions relatives aux dimensions des véhicules et de leur chargement
Dimensions maximales générales des véhicules et des ensembles, distinctes des restrictions locales instituées par un panneau.
CGCT, art. L2213-1 et L2213-2
Pouvoirs de police du maire en matière de circulation et d’interdiction d’accès de certaines catégories de véhicules.
Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.
Dimensions du panneau B10a
La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.
| Gamme | Diamètre du disque | Emploi |
|---|---|---|
| Miniature | 450 mm | Utilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service. |
| Petite | 650 mm | Utilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage. |
| Normale | 850 mm | La gamme employée en règle générale. |
| Grande | 1050 mm | Utilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides. |
| Très grande | 1250 mm | Utilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée. |
Source — IISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.
Implantation du panneau B10a
- Hauteur
- En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.
- Distance latérale
- La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.
- Distance d’annonce
- Aucune. Comme tout panneau de prescription, le B10a ne s’annonce pas : il s’implante là où l’interdiction commence. Un panonceau de distance M1 peut en revanche l’annoncer en amont, et c’est le panneau de gabarit pour lequel cela compte le plus — un ensemble de seize mètres qui découvre la limitation dans une rue étroite n’a ni marche arrière utilisable, ni demi-tour possible. Le § réglementation dit ce que nous conseillons sur ce point, et à quel titre.
- Orientation
- Perpendiculaire à l’axe de la chaussée, très légèrement incliné vers l’extérieur pour éviter la réflexion des phares. La valeur chiffrée doit rester lisible depuis une cabine de poids lourd, dont l’angle de vue vers un panneau bas et proche est plus fermé que celui d’une voiture.
- Visibilité
- Le panneau doit être lu assez tôt pour que la décision de ne pas s’engager reste possible. Sur ce panneau, la lisibilité de la valeur prime : un disque parfaitement visible dont le chiffre est illisible à cinquante mètres ne remplit pas son office, ce qui commande le choix de la gamme autant que l’entretien du film rétroréfléchissant.
- En agglomération
- En agglomération, la limitation de longueur protège une géométrie de rues — angles successifs, carrefours resserrés, absence d’aire de retournement. Elle se pense avec le plan de circulation des poids lourds et les besoins de livraison, faute de quoi elle est franchie chaque matin.
- Hors agglomération
- Hors agglomération, l’emploi vise surtout les routes de montagne à lacets, les accès de hameaux et les itinéraires de déviation temporaire. La reprise de l’information à chaque échangeur ou intersection majeure en amont fait partie du dispositif, pas de son perfectionnement.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).
Source — Découle de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4e partie.
Source — Pratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.
Source — Principe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.
Source — Pratique d’implantation ; les pouvoirs de police du maire relèvent du CGCT, art. L2213-1 et L2213-2.
Source — Pratique d’implantation des gestionnaires de voirie ; l’emploi des panneaux de type B relève de l’IISR 4e partie.
Quand utiliser un B10a ?
Quand la géométrie de la voie ne permet pas la circulation d’un véhicule au-delà d’une certaine longueur, et qu’une décision de l’autorité compétente a fixé cette valeur. La bonne question n’est pas « combien mesure la rue » mais « quel ensemble peut y tourner » : une longueur admissible se détermine par un tracé de giration au point le plus contraignant, en tenant compte du balayage arrière de la remorque et de l’emprise réellement disponible — trottoirs, mobilier, stationnement. Une fois la valeur retenue, l’essentiel du travail restant est en amont du panneau : dire assez tôt à qui ne passera pas qu’il ne passera pas.
Panneaux associés
B11 — Limitation de largeur
La grandeur « largeur » de la famille : elle protège un passage, quand la longueur protège une giration. Les deux se posent souvent ensemble à l’entrée d’un bourg ancien.
B12 — Limitation de hauteur
La grandeur « hauteur » : un tirant d’air, mesuré au point le plus bas de l’ouvrage. Complète le B10a quand la section comporte aussi un passage couvert.
B13 — Limitation de poids total autorisé en charge
La grandeur « masse » : une capacité portante, pas une dimension. Un bourg ancien cumule souvent les deux contraintes.
B13a — Limitation de charge à l’essieu
La grandeur « charge locale » : ce que chaque appui transmet à la structure. C’est le code voisin qu’on confond le plus avec le B10a — l’un mesure une charge, l’autre une dimension.
M1 — Panonceau de distance
Annonce la restriction en amont, là où le conducteur peut encore l’éviter — décisif pour un ensemble long.
M2 — Panonceau d’étendue
Précise la longueur sur laquelle la limitation court, ce qui conditionne le choix de l’itinéraire de substitution.
Quand prend fin la prescription B10A ?
Une limitation de gabarit s’attache à la section qu’elle protège, et sa fin n’est pas toujours matérialisée par un panneau : elle peut découler de l’étendue annoncée ou du franchissement du parcours contraint. Une intersection, en revanche, n’y met pas fin : ce raisonnement vaut pour les interdictions de circulation, pas pour les restrictions de gabarit. Les cas ci-dessous se combinent, et leur portée dépend de la voie.
Un panonceau M2 d’étendue accompagne le B10a
La limitation court sur la longueur annoncée par le panonceau : indiquer l’étendue de la prescription est l’objet même du M2.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — panonceaux d’étendue (M2).
Un panneau B31
Le B31 marque la fin de toutes les interdictions précédemment signalées imposées aux véhicules en mouvement sur la section.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B31).
Un panneau B39
Le B39 marque la fin d’une interdiction, la mention portée sur le panneau désignant celle qui prend fin.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B39).
Un nouveau B10a portant une valeur différente
Remplace la prescription précédente : c’est la nouvelle valeur qui s’applique à partir de son aplomb. Une valeur plus élevée en aval ne rétablit pas les véhicules déjà écartés en amont, qui ne sont pas entrés.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription.
Le franchissement du parcours contraint
La restriction protégeait une géométrie : le parcours contraint franchi, elle n’a plus d’objet. Elle ne s’arrête pas pour autant à la première intersection venue — ce raisonnement vaut pour les interdictions de circulation, pas pour les restrictions de gabarit, qui s’attachent à l’obstacle et non au carrefour.
Source — Découle de l’objet du panneau : la restriction s’attache au parcours qu’elle protège.
B10a en signalisation temporaire
Le B10a a un emploi temporaire caractérisé : celui de l’itinéraire de déviation qui ne passe pas tout le monde. Quand une route est coupée, la déviation empruntée est souvent une voirie de moindre catégorie, dont les giratoires et les carrefours n’ont pas été dimensionnés pour les grands ensembles. Le B10a temporaire vient alors annoncer ce que la déviation peut absorber, et il doit être posé bien plus en amont qu’un panneau permanent : il faut que le transporteur puisse choisir un autre itinéraire à l’échelle du réseau, pas à celle du carrefour. Les conséquences pratiques sont celles de toute signalisation temporaire : support mobile lesté, résistant au vent et au souffle des poids lourds ; cohérence entre les panneaux successifs, qui doivent tous annoncer la même valeur ; et une prescription qui n’a plus lieu d’être une fois la voie rendue à la circulation. La 8e partie de l’IISR traite de la signalisation temporaire et de la fin des prescriptions.
Les 5 erreurs les plus fréquentes
- 01Raisonner sur la longueur du porteur et non de l’ensembleLa valeur affichée vise ce qui circule. Un tracteur routier seul mesure six mètres ; attelé, l’ensemble en fait plus de seize. Une limitation calculée sur l’élément moteur laisse entrer exactement les véhicules qu’elle devait écarter.
- 02Déduire la valeur d’une mesure au lieu d’un tracé de girationUne rue de six mètres de large ne dit rien de la longueur admissible : c’est le rayon des virages, le balayage arrière de la remorque et l’emprise réellement libre — trottoirs, mobilier, stationnement — qui commandent. Deux rues de même largeur n’acceptent pas le même ensemble.
- 03Panneau posé après le dernier point de choixC’est l’erreur qui coûte le plus cher sur ce panneau. Un ensemble de seize mètres qui lit la limitation à l’entrée de la rue n’a ni demi-tour, ni marche arrière praticable : il passe, et laisse une trace sur le bâti. Nous conseillons de reprendre la restriction à la dernière intersection permettant de rejoindre l’itinéraire de substitution.
- 04Aucun itinéraire de substitution jalonnéLe B10a dit ce qu’on ne peut pas faire, jamais ce qu’il faut faire. Sans jalonnement poids lourds, le conducteur écarté improvise dans le réseau secondaire — souvent par des voies plus étroites encore que celle qu’on protégeait.
- 05Valeur non revue après un aménagement de voirieUn îlot central, une écluse, un ralentisseur ou une nouvelle ligne de stationnement modifient la giration disponible sans que personne ne rouvre l’arrêté. Le panneau continue d’afficher une longueur devenue optimiste, et le premier ensemble à la limite accroche le trottoir.
B10a ou B11 : quelle différence ?
| B10a | B11 | |
|---|---|---|
| Ce qui est limité | La longueur du véhicule ou de l’ensemble | La largeur du véhicule et de son chargement |
| Symbole | Camion surmonté de la valeur, flèches horizontales | Valeur en mètres encadrée de deux flèches se faisant face horizontalement |
| Ce qui est protégé | Une géométrie — virages, giration, absence de retournement | Un passage — porche, pont, chicane, rue étroite |
| Comment la valeur se détermine | Par un tracé de giration au point le plus contraignant | Par la mesure de la largeur libre au point le plus étroit, marge déduite |
| Véhicule type écarté | Un ensemble articulé, un autocar, un convoi | Un engin large, un poids lourd hors gabarit, un transport exceptionnel |
| Panonceau de catégorie correspondant | M4q | M4u |
On choisit le B10a quand le problème est de tourner : une succession d’angles, un giratoire trop serré, une impasse sans aire de retournement. On choisit le B11 quand le problème est de passer : un porche, un pont à parapets, une chicane. Les deux se combinent souvent à l’entrée d’un bourg ancien, et ils ne se substituent pas l’un à l’autre — un véhicule étroit peut être trop long, un véhicule court peut être trop large. Quand les deux contraintes existent, les deux panneaux se posent, chacun avec la valeur qui lui est propre.
Questions fréquentes
Le panneau B10a limite-t-il la longueur ou la charge à l’essieu ?
La longueur. Le pictogramme officiel montre un camion surmonté d’une valeur en mètres, entre deux flèches horizontales. La limitation de charge à l’essieu relève d’un autre panneau, le B13a, dont le symbole représente un essieu et une valeur en tonnes. Les libellés associés à ces deux codes varient d’une liste de panneaux à l’autre ; le pictogramme officiel est ce qui tranche.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription ; symbole du panneau tel que publié dans le catalogue officiel des signaux.
La longueur indiquée porte-t-elle sur le tracteur ou sur l’ensemble ?
Sur ce qui circule, donc sur l’ensemble lorsque le véhicule est attelé : tracteur et semi-remorque, porteur et remorque, autocar articulé. Une limitation calculée sur le seul élément moteur laisserait entrer les véhicules qu’elle devait écarter.
Source — Découle de l’objet du panneau : une restriction de gabarit porte sur le véhicule tel qu’il circule.
Comment déterminer la valeur à inscrire sur un B10a ?
Par une étude de giration au point le plus contraignant de la section : rayon des virages, balayage arrière de la remorque, emprise réellement disponible une fois déduits trottoirs, mobilier et stationnement. La largeur de la chaussée seule ne suffit pas — deux rues de même largeur n’acceptent pas le même ensemble. La valeur retenue est ensuite portée par la décision de l’autorité compétente.
Quel diamètre pour un panneau B10a ?
Le B10a étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. La gamme normale s’emploie en règle générale ; sur ce panneau, la lisibilité de la valeur chiffrée à distance pèse dans le choix.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».
À quelle hauteur implanter un B10a ?
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.
Faut-il présignaler une limitation de longueur ?
Aucune règle de présignalisation propre à ce panneau n’a pu être rattachée à un article précis, et nous n’en publierons pas d’inventée. Ce que nous conseillons, en l’assumant comme notre conseil : reprendre la restriction à la dernière intersection permettant de rejoindre un itinéraire de substitution, le cas échéant avec un panonceau de distance M1. Un ensemble long qui découvre la limitation une fois engagé n’a plus de manœuvre praticable.
Source — Recommandation Signaltek. Aucune disposition rattachée à un article précis n’a été identifiée sur ce point.
Un B10a temporaire peut-il être posé pour une déviation ?
C’est l’un de ses emplois les plus courants : une déviation empruntant une voirie de moindre catégorie n’absorbe pas toujours les grands ensembles. Le panneau temporaire s’implante alors très en amont, pour que le transporteur puisse choisir un autre itinéraire à l’échelle du réseau.
Source — IISR, 8e partie — Signalisation temporaire.
Pour aller plus loin
Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.