Panneau B11 : réglementation, dimensions et implantation
Panneau B11 : limitation de largeur, gabarit, dimensions, hauteur, implantation, réglementation et usage sur chantier.
Interdit l’accès de la section signalée aux véhicules dont la largeur dépasse la valeur inscrite, à partir du panneau et jusqu’à la fin de la prescription.
B11 en bref
- Limitation de largeur — disque à listel rouge, valeur en mètres entre deux flèches horizontales
- La largeur s’entend chargement compris : la valeur ne vise pas la carrosserie seule
- Implanté au point où l’interdiction commence — un panneau de prescription ne s’annonce pas
- Emploi temporaire courant : rétrécissement de chaussée, basculement, alternat
- Arrêté du 24 novembre 1967 · IISR 4e partie · Code de la route, dispositions sur les dimensions des véhicules
Fiche technique du B11
- Code
- B11
- Famille
- Prescription — limitation de gabarit
- Fonction
- Accès interdit aux véhicules dépassant la largeur indiquée
- Forme
- Circulaire
- Fond
- Blanc
- Bordure
- Rouge
- Symbole
- Valeur en mètres encadrée de deux flèches horizontales se faisant face
- Dimensions
- 450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
- Valeur inscrite
- Largeur en mètres, portée par le panneau lui-même — ce n’est pas une variante de code
- Implantation
- Au point où l’interdiction commence
- Usage
- Permanent ou temporaire
- Signalisation temporaire
- Oui, emploi courant en rétrécissement de chaussée
- Panonceaux associés
- M1 (distance), M2 (étendue), M4u (véhicules dépassant la largeur indiquée)
- Fin de prescription
- B31, B39, étendue portée par un M2, ou autre cas réglementaire
- Texte de référence
- Arrêté du 24 novembre 1967 + IISR
Qu’est-ce que le panneau B11 ?
Le B11 est un panneau de prescription qui ferme l’accès d’une section aux véhicules trop larges : un disque à listel rouge sur fond blanc, portant une largeur en mètres encadrée de deux flèches horizontales se faisant face. L’orientation de ces flèches est le seul détail qui le distingue visuellement du B12, où les mêmes flèches sont verticales et désignent une hauteur. La confusion entre les deux est fréquente et documentée : les libellés associés à cette famille varient d’une liste de panneaux à l’autre, certaines attribuant la largeur au B12 et la hauteur au B13, ce que le pictogramme officiel dément. Sur le terrain, cette confusion se paie cher, parce qu’un poids lourd trop large et un poids lourd trop haut ne s’arrêtent pas au même endroit et ne provoquent pas le même dégât. Dans la famille des restrictions de gabarit et de charge, chaque code porte une grandeur et une seule : B10a la longueur, B11 la largeur, B12 la hauteur, B13 le poids total autorisé en charge, B13a la charge à l’essieu.
Que signifie le panneau B11 ?
L’interdiction vise le véhicule dont la largeur dépasse la valeur affichée, à compter de l’aplomb du panneau. Elle s’entend de la largeur de ce qui circule, chargement compris : une remorque de trois mètres de large chargée d’une botte débordante n’est pas un véhicule de trois mètres. C’est ce qui rend le B11 plus exigeant qu’une limitation qui viserait la seule carrosserie, et ce qui explique qu’il concerne autant les convois agricoles et les transports exceptionnels que les poids lourds de série. La valeur inscrite est un maximum, jamais une largeur conseillée : elle ne garantit pas qu’un véhicule à la limite passera confortablement, mais qu’un véhicule au-delà ne passera pas.
- Passage sous un porche, sous une voûte ou entre deux bâtiments dans une rue ancienne.
- Pont à parapets rapprochés, ouvrage à voie unique ou passerelle dont la largeur roulable est contrainte.
- Chicane, écluse ou dispositif de modération de vitesse laissant un passage calibré.
- Rue de centre ancien où le stationnement bilatéral réduit durablement la largeur disponible.
- Chantier réduisant la chaussée, en basculement ou en alternat, où la voie restante n’absorbe pas les grands gabarits.
Réglementation du panneau B11
Ce que disent les textes
RéglementaireLe B11 relève de la signalisation de prescription définie par l’arrêté du 24 novembre 1967 et précisée par l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière : disque, listel rouge, fond blanc, symbole et valeur en noir. Les gammes se lisent dans le tableau des dimensions de la 1re partie de l’IISR. La valeur portée traduit une décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente sur la voie. Elle est distincte des dimensions maximales générales des véhicules, qui relèvent du code de la route : le panneau institue une restriction locale, il ne redit pas la règle générale.
Ce que fait la pratique
Pratique d’implantationLes gestionnaires affichent couramment une valeur inférieure à la largeur libre réellement mesurée, et emploient un panonceau de distance M1 pour annoncer la restriction en amont, un panonceau d’étendue M2 pour en préciser la portée. La mesure de référence se prend au point le plus étroit du parcours protégé, à la hauteur où le véhicule est le plus large : c’est la méthode courante des services de voirie, pas une prescription de l’IISR. La sur-signalisation est un écueil reconnu par les gestionnaires de voirie : une limitation de largeur affichée sur une rue qui ne la justifie pas décrédibilise celles qui protègent un ouvrage.
Ce que nous recommandons
Recommandation SignaltekDeux conseils, que nous assumons comme les nôtres et non comme des règles. Le premier : ne jamais afficher la largeur libre brute. Un véhicule ripe en courbe, gîte sous le dévers, porte des rétroviseurs, et son conducteur ne roule jamais parfaitement au milieu — la valeur inscrite doit rester en deçà de la mesure. Nous ne publions pas de valeur de marge : aucune n’est fixée par un texte, et la bonne dépend du site, du rayon en entrée de passage et des véhicules qui y reviennent chaque semaine. Ce qui se recommande, c’est la méthode : mesurer au point le plus étroit, à la hauteur où le véhicule est le plus large, faire arrêter la marge par le gestionnaire, et reprendre la mesure après tout aménagement — glissière, îlot, bordure rehaussée, ligne de stationnement. Le second : reprendre la restriction à la dernière intersection permettant de changer d’itinéraire, le cas échéant avec un panonceau de distance M1. Un véhicule large engagé dans une rue étroite ne recule pas sans manœuvre lourde.
Ce qui se joue juridiquement
PortéeUne restriction locale de gabarit procède d’une décision de l’autorité compétente, dont la signalisation permet de porter la teneur à la connaissance des usagers. Les conséquences d’une signalisation absente, incomplète, ou d’une valeur affichée qui ne correspondrait pas au passage réel s’apprécient au cas par cas, selon la voie, l’autorité compétente et la juridiction saisie. Cette fiche ne tranche rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.
Sources réglementaires
Arrêté du 24 novembre 1967
Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.
Voir le texte officiel →IISR — 1re partie, Généralités
Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.
Voir le texte officiel →IISR — 4e partie, Signalisation de prescription
Emploi, gammes et implantation des panneaux de type B, dont les limitations de gabarit.
Voir le texte officiel →Code de la route — dispositions relatives aux dimensions des véhicules et de leur chargement
Largeur maximale générale des véhicules et de leur chargement, distincte des restrictions locales instituées par un panneau.
CGCT, art. L2213-1 et L2213-2
Pouvoirs de police du maire en matière de circulation et d’interdiction d’accès de certaines catégories de véhicules.
Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.
Dimensions du panneau B11
La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.
| Gamme | Diamètre du disque | Emploi |
|---|---|---|
| Miniature | 450 mm | Utilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service. |
| Petite | 650 mm | Utilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage. |
| Normale | 850 mm | La gamme employée en règle générale. |
| Grande | 1050 mm | Utilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides. |
| Très grande | 1250 mm | Utilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée. |
Source — IISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.
Implantation du panneau B11
- Hauteur
- En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.
- Distance latérale
- La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.
- Distance d’annonce
- Aucune. Comme tout panneau de prescription, le B11 ne s’annonce pas : il s’implante là où l’interdiction commence. Un panonceau de distance M1 peut en revanche l’annoncer en amont — un véhicule large engagé dans une rue étroite ne recule pas sans manœuvre lourde. Le § réglementation dit ce que nous conseillons sur ce point, et à quel titre.
- Orientation
- Perpendiculaire à l’axe de la chaussée, très légèrement incliné vers l’extérieur pour éviter la réflexion des phares. Attention au support lui-même quand le panneau borde le passage qu’il protège : un mât planté dans l’emprise réduit la largeur libre qu’on vient d’afficher.
- Visibilité
- Le panneau doit être lu assez tôt pour que la décision de ne pas s’engager reste possible. La valeur chiffrée est ce qui doit se lire en premier : sur ce panneau, un disque visible dont le nombre est illisible n’apporte rien, puisque toute la prescription tient dans le nombre.
- En agglomération
- En agglomération, le B11 protège le plus souvent un porche, une voûte, une chicane ou une rue de centre ancien. Le stationnement bilatéral y est le facteur qui change tout : la largeur libre réelle n’est pas celle du plan, et une valeur calculée sur la chaussée nue ne correspond à rien de ce que le conducteur rencontre.
- Hors agglomération
- Hors agglomération, l’emploi vise surtout les ouvrages à parapets, les ponts à voie unique et les routes de montagne. La reprise de l’information aux intersections en amont fait partie du dispositif : le détour imposé peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).
Source — Découle de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4e partie.
Source — Pratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.
Source — Principe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.
Source — Pratique d’implantation ; les pouvoirs de police du maire relèvent du CGCT, art. L2213-1 et L2213-2.
Source — Pratique d’implantation des gestionnaires de voirie ; l’emploi des panneaux de type B relève de l’IISR 4e partie.
Quand utiliser un B11 ?
Quand la largeur réellement disponible sur la section ne permet pas le passage au-delà d’une certaine valeur, et qu’une décision de l’autorité compétente a fixé cette valeur. La mesure se fait au point le plus étroit du parcours, à la hauteur où le véhicule est le plus large — c’est-à-dire pas nécessairement au sol : sous une voûte en arc, la largeur utile diminue à mesure qu’on s’élève, et un convoi large et haut se coince plus haut qu’on ne l’avait mesuré. La valeur affichée intègre ensuite une marge, dont l’ampleur relève de l’appréciation du gestionnaire. Reste le travail en amont : dire à celui qui ne passera pas qu’il ne passera pas, tant qu’il peut encore prendre un autre chemin.
Panneaux associés
B12 — Limitation de hauteur
La grandeur « hauteur » de la famille, et le panneau jumeau du B11 : seul le sens des flèches diffère. Les deux se posent ensemble sur un ouvrage bas et étroit.
B10a — Limitation de longueur
La grandeur « longueur » : la largeur protège un passage, la longueur une giration. Un véhicule étroit peut être trop long.
B13 — Limitation de poids total autorisé en charge
La grandeur « masse » : un ouvrage étroit est souvent un ouvrage ancien, donc aussi un ouvrage à portance limitée.
B13a — Limitation de charge à l’essieu
La grandeur « charge locale » : ce que chaque appui transmet à la structure, à poids total égal.
M4u — Panonceau désignant les véhicules dépassant la largeur indiquée
Permet de restreindre à ces véhicules une prescription portée par un autre panneau.
M1 — Panonceau de distance
Annonce la restriction en amont, là où le conducteur peut encore l’éviter.
M2 — Panonceau d’étendue
Précise la longueur sur laquelle la limitation court, ce qui conditionne le choix de l’itinéraire de substitution.
Quand prend fin la prescription B11 ?
Une limitation de gabarit s’attache au passage qu’elle protège, et sa fin n’est pas toujours matérialisée par un panneau : elle peut découler de l’étendue annoncée ou du franchissement du passage protégé. Une intersection, en revanche, n’y met pas fin : ce raisonnement vaut pour les interdictions de circulation, pas pour les restrictions de gabarit. Les cas ci-dessous se combinent, et leur portée dépend de la voie.
Un panonceau M2 d’étendue accompagne le B11
La limitation court sur la longueur annoncée par le panonceau : indiquer l’étendue de la prescription est l’objet même du M2.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — panonceaux d’étendue (M2).
Un panneau B31
Le B31 marque la fin de toutes les interdictions précédemment signalées imposées aux véhicules en mouvement sur la section.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B31).
Un panneau B39
Le B39 marque la fin d’une interdiction, la mention portée sur le panneau désignant celle qui prend fin.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B39).
Un nouveau B11 portant une valeur différente
Remplace la prescription précédente : c’est la nouvelle valeur qui s’applique à partir de son aplomb.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription.
Le franchissement du passage protégé
La restriction protégeait ce passage : une fois franchi, elle n’a plus d’objet. Elle ne s’arrête pas pour autant à la première intersection venue — ce raisonnement vaut pour les interdictions de circulation, pas pour les restrictions de gabarit, qui s’attachent à l’obstacle et non au carrefour. Un second passage plus étroit se signale par son propre panneau.
Source — Découle de l’objet du panneau : la restriction s’attache au passage qu’elle protège.
B11 en signalisation temporaire
Le B11 est l’un des panneaux de gabarit les plus employés en signalisation temporaire, parce qu’un chantier réduit presque toujours la largeur avant de réduire autre chose. Rétrécissement sur voie rapide, basculement de circulation, alternat sur chaussée réduite, empiètement d’une emprise de travaux : dans tous ces cas, la largeur roulante n’est plus celle du plan de la route. Trois points relèvent de la pratique de chantier. Le support d’abord : pied mobile lesté, dont l’emprise au sol ne doit pas empiéter sur la largeur qu’on vient d’annoncer — c’est une contradiction fréquente sur les rétrécissements serrés. La cohérence ensuite : la valeur affichée doit correspondre à la largeur réellement laissée par les séparateurs, les balises et les cônes, y compris après qu’un véhicule les a déplacés. Enfin la fin de la prescription : la signalisation temporaire doit être adaptée à la situation réelle du chantier, et une prescription qui n’est plus justifiée n’a pas à être maintenue. La 8e partie de l’IISR traite de la signalisation temporaire et de la fin des prescriptions.
Les 5 erreurs les plus fréquentes
- 01Mesurer la largeur au point le plus largeLa valeur qui compte est celle du point le plus étroit du parcours protégé, pas celle du seuil du porche ni de la moyenne du passage. Une mesure prise au point le plus favorable produit un panneau qui autorise l’entrée de véhicules qui se coinceront quinze mètres plus loin.
- 02Afficher la largeur libre sans margeLe véhicule ripe en courbe, gîte sous le dévers, porte des rétroviseurs et n’est jamais parfaitement centré. Afficher la mesure brute revient à supposer une trajectoire idéale. Les gestionnaires retiennent une marge ; son ampleur relève de leur appréciation et de la configuration, mais l’absence de toute marge est une erreur constatée.
- 03Oublier que la largeur s’entend chargement comprisUne remorque de deux mètres cinquante chargée d’un engin qui déborde n’est pas un véhicule de deux mètres cinquante. Sur les itinéraires agricoles et de transport de matériel, c’est le chargement qui touche le parapet, pas la carrosserie.
- 04Valeur non revue après un aménagementUne glissière posée, un îlot créé, une bordure rehaussée, une ligne de stationnement matérialisée : chacun de ces aménagements retire des centimètres à la largeur libre, et aucun ne déclenche à lui seul la relecture de l’arrêté. Le panneau continue d’afficher une valeur devenue fausse.
- 05Support planté dans l’emprise qu’on protègeLe B11 est posé au plus près du passage, et son propre mât mange une partie de la largeur annoncée. C’est particulièrement fréquent en signalisation temporaire, où le pied lesté est large et posé au ras du rétrécissement.
B11 ou B12 : quelle différence ?
| B11 | B12 | |
|---|---|---|
| Ce qui est limité | La largeur du véhicule et de son chargement | La hauteur du véhicule et de son chargement |
| Sens des flèches sur le panneau | Horizontales, se faisant face de gauche à droite | Verticales, se faisant face de haut en bas |
| Ce qui est protégé | Un passage étroit — porche, parapets, chicane | Un tirant d’air — pont-rail, tunnel, portique, ligne aérienne |
| Point de mesure critique | Le point le plus étroit, à la hauteur où le véhicule est le plus large | Le point le plus bas de l’ouvrage sur toute la largeur circulable |
| Conséquence d’un franchissement en force | Frottement, arrachement de rétroviseur, dégradation du parapet | Choc sur l’ouvrage, arrachement de la caisse, interruption possible du trafic ferroviaire |
| Panonceau de catégorie correspondant | M4u | M4v |
On choisit le B11 quand la contrainte est latérale : deux parapets, un porche, une chicane. On choisit le B12 quand la contrainte est verticale : un ouvrage à franchir par-dessous. La distinction paraît évidente sur le papier, elle l’est moins dans les catalogues — certaines listes de panneaux attribuent la largeur au B12, ce que le pictogramme officiel dément. Sur un ouvrage à la fois bas et étroit, les deux panneaux se posent ensemble, chacun avec sa valeur, et non l’un à la place de l’autre.
Questions fréquentes
Que signifie le panneau B11 ?
Il interdit l’accès de la section aux véhicules dont la largeur dépasse la valeur inscrite, en mètres. Le pictogramme officiel montre cette valeur encadrée de deux flèches horizontales se faisant face. La limitation de hauteur, elle, relève du B12, dont les flèches sont verticales.
Source — Arrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription ; symbole du panneau tel que publié dans le catalogue officiel des signaux.
La largeur indiquée inclut-elle le chargement ?
La limitation vise la largeur de ce qui circule, chargement compris : une remorque dont le chargement déborde est plus large que la remorque. C’est ce qui rend le panneau déterminant sur les itinéraires agricoles et de transport de matériel, où le débord est courant.
Source — Découle de l’objet du panneau : une restriction de gabarit porte sur le véhicule tel qu’il circule.
Quelle marge prévoir entre la largeur réelle du passage et la valeur affichée ?
Aucune valeur de marge n’est fixée par un texte, et nous n’en publierons pas d’inventée : la bonne marge dépend du site, du rayon en entrée de passage et des véhicules qui y reviennent chaque semaine. Ce que nous recommandons est une méthode, pas un chiffre — mesurer au point le plus étroit, à la hauteur où le véhicule est le plus large, faire arrêter la marge par le gestionnaire, et reprendre la mesure après tout aménagement. Ce qui est constaté, en revanche, c’est que l’absence de toute marge produit des accrochages.
Source — Recommandation Signaltek. Aucune valeur de marge n’a été identifiée dans un texte.
Quel diamètre pour un panneau B11 ?
Le B11 étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. La gamme normale s’emploie en règle générale ; sur ce panneau, la lisibilité de la valeur chiffrée à distance pèse dans le choix.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».
À quelle hauteur implanter un B11 ?
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. Attention à ne pas implanter le support dans l’emprise du passage qu’on protège.
Source — IISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.
Le B11 s’emploie-t-il sur un chantier ?
C’est l’un de ses emplois les plus courants : rétrécissement de chaussée, basculement, alternat. La valeur affichée doit correspondre à la largeur réellement laissée par les séparateurs et les balises, y compris après qu’un véhicule les a déplacés.
Source — IISR, 8e partie — Signalisation temporaire.
Faut-il un arrêté pour poser un B11 ?
Une restriction locale de gabarit relève d’une décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente — le maire en agglomération, le président du conseil départemental ou le préfet selon la voie. La signalisation permet de porter cette décision à la connaissance des usagers.
Source — CGCT, art. L2213-1 et L2213-2 pour les pouvoirs de police du maire.
Pour aller plus loin
Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.