Panneau B13a : accès interdit aux véhicules pesant sur un essieu plus que le nombre indiqué, disque à listel rouge sur fond blanc

Panneau B13a : réglementation, dimensions et implantation

Panneau B13a : limitation de charge à l’essieu, tonnage par essieu, dimensions, implantation, réglementation et usage sur chantier.

Interdit l’accès de la section signalée aux véhicules dont la charge sur un essieu dépasse la valeur inscrite, à partir du panneau et jusqu’à la fin de la prescription.

B13a en bref

  • Limitation de charge à l’essieu — disque à listel rouge, valeur en tonnes au-dessus du symbole d’un essieu
  • Ce n’est pas le poids du véhicule qui compte, mais ce que chacun de ses appuis transmet à la chaussée
  • Implanté au point où l’interdiction commence, et repris à la dernière intersection utile
  • Emploi temporaire sur ouvrage provisoire ou chaussée affaiblie, quand la contrainte est locale
  • Arrêté du 24 novembre 1967 · IISR 4e partie · Code de la route, dispositions sur le poids des véhicules

Fiche technique du B13a

Code
B13a
Famille
Prescription — limitation de charge
Fonction
Accès interdit aux véhicules dépassant la charge à l’essieu indiquée
Forme
Circulaire
Fond
Blanc
Bordure
Rouge
Symbole
Valeur en tonnes surmontant la silhouette d’un essieu et de ses roues
Dimensions
450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
Valeur inscrite
Charge en tonnes, portée par le panneau lui-même — ce n’est pas une variante de code
Implantation
Au point où l’interdiction commence, avec reprise en amont
Usage
Permanent ou temporaire
Signalisation temporaire
Oui, sur support mobile lesté
Panonceaux associés
M1 (distance), M2 (étendue), M4r (véhicules pesant sur un essieu plus que le nombre indiqué)
Fin de prescription
B31, B39, étendue portée par un M2, ou autre cas réglementaire
Texte de référence
Arrêté du 24 novembre 1967 + IISR

Qu’est-ce que le panneau B13a ?

Le B13a est un panneau de prescription qui ferme l’accès d’une section aux véhicules dont un essieu pèse trop lourd : un disque à listel rouge sur fond blanc, portant une valeur en tonnes au-dessus de la silhouette d’un essieu et de ses roues. C’est ce symbole d’essieu qui le distingue du B13, où la valeur en tonnes figure seule et vise le poids total. La différence n’est pas cosmétique : elle change ce qu’on protège. Le B13 protège une capacité globale, le B13a une résistance locale — le point où la roue appuie. Sur un tablier métallique riveté, un platelage de pont, une dalle de couverture ou une couche de roulement fatiguée, c’est cette résistance locale qui cède la première, et le poids total du véhicule n’en dit rien. Il ferme la famille des restrictions de gabarit et de charge, où chaque code porte une grandeur et une seule : B10a la longueur, B11 la largeur, B12 la hauteur, B13 le poids total autorisé en charge, B13a la charge à l’essieu.

Que signifie le panneau B13a ?

L’interdiction vise le véhicule dont la charge transmise par un essieu dépasse la valeur affichée. À poids total identique, deux véhicules ne sollicitent pas la chaussée de la même façon : tout dépend du nombre d’essieux, de leur écartement et de la manière dont le chargement est réparti. Un porteur dont la benne est chargée à l’arrière concentre sa masse sur son essieu moteur ; une grue mobile la concentre là où repose son châssis ; un porte-char la reporte sur le point d’appui de l’engin transporté. C’est pourquoi un véhicule respectant un B13 peut très bien ne pas respecter un B13a implanté au même endroit — et c’est aussi pourquoi les deux panneaux se posent parfois ensemble, avec deux valeurs distinctes.

  • Pont métallique, platelage bois ou tablier ancien dont la note de calcul limite la charge par essieu.
  • Dalle de couverture, ouvrage enterré ou galerie technique circulable, où la descente de charge est ponctuelle.
  • Chaussée à faible portance, chemin d’exploitation revêtu ou voie communale en période de dégel.
  • Passerelle ou ouvrage léger accessible aux véhicules d’entretien mais pas aux engins concentrés.
  • Ouvrage provisoire de chantier — pont de service, buse, platelage — dimensionné pour une charge d’essieu donnée.

Réglementation du panneau B13a

Ce que disent les textes

Réglementaire

Le B13a relève de la signalisation de prescription définie par l’arrêté du 24 novembre 1967 et précisée par l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière : disque, listel rouge, fond blanc, symbole et valeur en noir. Les gammes se lisent dans le tableau des dimensions de la 1re partie de l’IISR. La valeur portée traduit une décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente sur la voie ; lorsqu’elle protège un ouvrage, elle s’appuie sur les conclusions du gestionnaire de cet ouvrage. Les règles générales relatives au poids des véhicules et à la charge par essieu relèvent du code de la route ; le panneau institue une restriction locale et ne redit pas la règle générale.

Ce que fait la pratique

Pratique d’implantation

Les gestionnaires reprennent couramment la restriction en amont avec un panonceau de distance M1, et l’assortissent d’une limitation de poids total lorsque les deux contraintes coexistent — la note de calcul de l’ouvrage dit laquelle s’impose, parfois les deux, avec des valeurs distinctes. Sur les ouvrages communaux, beaucoup de valeurs en place sont héritées d’arrêtés anciens dont la note de calcul a disparu, et le constat est le même que pour le B13.

Ce que nous recommandons

Recommandation Signaltek

Trois conseils, que nous assumons comme les nôtres et non comme des règles. Le premier : ne poser un B13a que si la contrainte est effectivement locale. Une charge à l’essieu se comprend moins vite qu’un poids total, et un panneau employé à mauvais escient se respecte d’autant moins ; quand c’est la capacité globale qui est en jeu, c’est un B13 qu’il faut. Le deuxième : reprendre la restriction à la dernière intersection permettant de rejoindre l’itinéraire de contournement, le cas échéant avec un panonceau de distance M1 — d’autant que le conducteur doit ici évaluer une répartition, ce qui demande plus qu’un coup d’œil. Le troisième : faire préciser par le diagnostic de quel type d’essieu il parle — simple, tandem ou tridem. Deux essieux rapprochés ne diffusent pas la charge comme deux essieux isolés, et une valeur affichée sans cette précision laisse une ambiguïté que ni le conducteur ni le contrôleur ne peuvent lever.

Ce qui se joue juridiquement

Portée

Une restriction locale de charge procède d’une décision de l’autorité compétente, dont la signalisation permet de porter la teneur à la connaissance des usagers. Lorsqu’un ouvrage est endommagé, la répartition des responsabilités s’apprécie au cas par cas : elle dépend notamment de la valeur affichée, de sa cohérence avec les conclusions techniques, de la signalisation en amont et de la qualité du gestionnaire de l’ouvrage. Cette fiche ne tranche rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire.

Sources réglementaires

  • Arrêté du 24 novembre 1967

    Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, Signalisation de prescription

    Emploi, gammes et implantation des panneaux de type B, dont les limitations de charge.

    Voir le texte officiel →
  • Code de la route — dispositions relatives au poids des véhicules

    Règles générales de poids et de charge par essieu, distinctes des restrictions locales instituées par un panneau.

  • CGCT, art. L2213-1 et L2213-2

    Pouvoirs de police du maire en matière de circulation et d’interdiction d’accès de certaines catégories de véhicules.

Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.

Dimensions du panneau B13a

La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.

GammeDiamètre du disqueEmploi
Miniature450 mmUtilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service.
Petite650 mmUtilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage.
Normale850 mmLa gamme employée en règle générale.
Grande1050 mmUtilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides.
Très grande1250 mmUtilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.

Implantation du panneau B13a

Coupe de principe : le panneau en bord de chaussée, hauteur sous panneau et retrait latéral.chausséedébut de la prescriptionhauteurretraitAu-dessus d’un trottoir : la hauteur libre doit laisser passer les piétons.chausséetrottoir2,30 mpassage libre
Deux coupes de principe : en rase campagne, puis au-dessus d’un trottoir, où la hauteur libre doit laisser passer les piétons. Les valeurs exactes dépendent de la voie et de la configuration des lieux — les repères ci-dessous les précisent, avec leur source.
Hauteur
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.

Distance latérale
La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).

Distance d’annonce
Aucune. Comme tout panneau de prescription, le B13a ne s’annonce pas : il s’implante là où l’interdiction commence. Un panonceau de distance M1 peut en revanche l’annoncer en amont — d’autant que le conducteur doit ici évaluer une répartition, ce qui demande plus qu’un coup d’œil. Le § réglementation dit ce que nous conseillons sur ce point, et à quel titre.

SourceDécoule de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4e partie.

Orientation
Perpendiculaire à l’axe de la chaussée, très légèrement incliné vers l’extérieur pour éviter la réflexion des phares. Sur un accès d’ouvrage, le panneau gagne à être implanté avant la dernière possibilité d’évitement plutôt que sur la culée, où l’information n’est plus exploitable.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.

Visibilité
La valeur chiffrée et le symbole d’essieu doivent se lire ensemble : c’est le symbole qui indique au conducteur qu’on lui parle de répartition et non de poids total. Un panneau dont le pictogramme est effacé par le vieillissement du film devient un B13 aux yeux de celui qui le lit vite.

SourcePrincipe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.

En agglomération
En agglomération, le B13a se rencontre surtout sur les ouvrages de couverture, les dalles circulables et les passerelles accessibles aux véhicules d’entretien. La question des véhicules réguliers — collecte, secours, engins de maintenance — se pose au moment de fixer la valeur, car ce sont eux qui passeront chaque semaine.

SourcePratique d’implantation ; les pouvoirs de police du maire relèvent du CGCT, art. L2213-1 et L2213-2.

Hors agglomération
Hors agglomération, l’emploi vise les ponts anciens, les platelages et les chaussées à faible portance. La limitation saisonnière liée au dégel se rencontre également : elle relève alors d’une décision temporaire, avec les modalités de dépose qui s’y attachent.

SourcePratique d’implantation des gestionnaires de voirie ; l’emploi des panneaux de type B relève de l’IISR 4e partie.

Quand utiliser un B13a ?

Quand la contrainte identifiée par la note de calcul ou le diagnostic porte sur la charge transmise par un essieu, et non sur la masse totale du véhicule. C’est le critère de choix, et il n’est pas interchangeable avec celui du B13 : un tablier peut accepter un ensemble de trente-huit tonnes réparti sur cinq essieux et refuser une grue de vingt-six tonnes concentrée sur trois. Poser un B13a quand la contrainte est globale complique la lecture sans rien protéger ; poser un B13 quand la contrainte est locale laisse entrer précisément les véhicules qui abîmeront l’ouvrage. Lorsque les deux contraintes existent, les deux panneaux se posent, chacun avec sa valeur, et le contournement se jalonne pour ceux qu’ils écartent.

Panneaux associés

  • B13 Limitation de poids total autorisé en charge

    La grandeur « masse » de la famille, complémentaire de celle-ci : l’un vise la masse globale, l’autre sa répartition. Les deux se posent souvent ensemble.

  • B10a Limitation de longueur

    La grandeur « longueur » : c’est le code qu’on confond le plus avec le B13a dans les catalogues — l’un mesure une charge, l’autre une dimension.

  • B11 Limitation de largeur

    La grandeur « largeur » : un ouvrage ancien à platelage est souvent aussi un ouvrage étroit.

  • B12 Limitation de hauteur

    La grandeur « hauteur » : la portance et le tirant d’air sont deux contraintes distinctes du même ouvrage.

  • M4r Panonceau désignant les véhicules pesant sur un essieu plus que le nombre indiqué

    Permet de restreindre à ces véhicules une prescription portée par un autre panneau.

  • M1 Panonceau de distance

    Annonce la limitation en amont, là où le conducteur peut encore choisir un autre itinéraire.

  • M2 Panonceau d’étendue

    Précise la longueur sur laquelle la limitation court, notamment sur une section de chaussée affaiblie.

Quand prend fin la prescription B13A ?

Une limitation de charge s’attache à l’ouvrage ou à la section qu’elle protège, et sa fin n’est pas toujours matérialisée par un panneau : elle peut découler de l’étendue annoncée ou du franchissement de l’ouvrage protégé. Une intersection, en revanche, n’y met pas fin : ce raisonnement vaut pour les interdictions de circulation, pas pour les restrictions de charge. Les cas ci-dessous se combinent, et leur portée dépend de la voie.

  • Le franchissement de l’ouvrage protégé

    La restriction protégeait la résistance de cet ouvrage : une fois l’ouvrage franchi, elle n’a plus d’objet. C’est le franchissement qui la referme, et non la première intersection venue — le raisonnement du carrefour vaut pour les interdictions de circulation, pas pour les restrictions de charge. Un second ouvrage plus faible se signale par son propre panneau.

    SourceDécoule de l’objet du panneau : la restriction s’attache à l’ouvrage qu’elle protège.

  • Un panonceau M2 d’étendue accompagne le B13a

    La limitation court sur la longueur annoncée par le panonceau — cas d’une section de chaussée affaiblie. Indiquer l’étendue de la prescription est l’objet même du M2.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — panonceaux d’étendue (M2).

  • Un panneau B31

    Le B31 marque la fin de toutes les interdictions précédemment signalées imposées aux véhicules en mouvement sur la section.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B31).

  • Un panneau B39

    Le B39 marque la fin d’une interdiction, la mention portée sur le panneau désignant celle qui prend fin.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B39).

  • La fin d’une limitation saisonnière, pour une restriction liée au dégel

    La restriction était décidée pour une période : sa fin résulte de la décision qui l’a instituée, et non d’un panneau de fin. C’est le cas des limitations de barrière de dégel, qui ne courent que le temps où la structure est vulnérable.

    SourceDécoule du fondement de la restriction : décision de l’autorité compétente instituant la mesure pour une période donnée.

B13a en signalisation temporaire

Le B13a s’emploie en signalisation temporaire dans deux situations bien identifiées. La première est l’ouvrage provisoire : un pont de service, une buse de franchissement, un platelage posé le temps des travaux sont dimensionnés pour une charge d’essieu donnée, souvent plus contraignante que ce que la route voisine laissait passer. La valeur affichée est celle du calcul de l’ouvrage provisoire, transmise par le bureau d’études, et non celle de l’ouvrage remplacé. La seconde est la chaussée affaiblie : une couche de forme mise à nu, une tranchée récemment remblayée, une plateforme en cours de compactage ne supportent pas les charges concentrées, et la restriction dure le temps que la structure reprenne sa portance. Dans les deux cas, le panneau est posé sur support mobile lesté, la valeur doit être identique sur tous les panneaux successifs, et la prescription n’a pas à survivre à la situation qui la justifiait. La 8e partie de l’IISR traite de la signalisation temporaire et de la fin des prescriptions.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. 01Croire que respecter le poids total suffitC’est le contresens central sur ce panneau. À poids total égal, un ensemble à cinq essieux et une grue à trois essieux ne sollicitent pas la chaussée de la même façon. Un véhicule parfaitement en règle au regard d’un B13 peut dépasser largement la charge admise par un B13a implanté au même endroit.
  2. 02Ignorer la répartition du chargementUn porteur dont la benne est chargée à l’arrière reporte l’essentiel de la masse sur son essieu moteur. Le conducteur, lui, connaît son poids total et rarement sa répartition. Une limitation de charge à l’essieu qui n’est pas accompagnée d’une consigne de chargement sur les itinéraires réguliers reste théorique.
  3. 03Poser un B13a quand la note de calcul parle de poids totalL’intention est bonne — protéger l’ouvrage — mais le panneau ne protège pas contre la bonne contrainte. Il complique la lecture pour les conducteurs, laisse entrer des véhicules lourds bien répartis que l’ouvrage ne supporte pas, et n’a pas de fondement technique retrouvable le jour où il est contesté.
  4. 04Ne pas distinguer essieu simple, tandem et tridemDeux essieux rapprochés ne se comportent pas comme deux essieux isolés : l’écartement change la façon dont la charge se diffuse dans la structure. Une valeur affichée sans que le diagnostic ait précisé de quel type d’essieu il parle laisse une ambiguïté que ni le conducteur ni le contrôleur ne peuvent lever.
  5. 05Pictogramme effacé, panneau lu comme un B13Le symbole d’essieu est ce qui porte le sens du panneau. Sur un film rétroréfléchissant vieilli, il pâlit avant les chiffres — et un conducteur pressé lit alors une limitation de poids total. La valeur affichée devient d’un coup beaucoup plus permissive qu’elle n’est.

B13a ou B10a : quelle différence ?

B13aB10a
Nature de la limitationUne charge, exprimée en tonnesUne dimension, exprimée en mètres
SymboleUn essieu et ses roues, surmonté de la valeurUne silhouette de camion et une longueur entre deux flèches horizontales
Ce qui est protégéLa résistance locale d’un tablier, d’une dalle ou d’une chausséeLa géométrie d’un parcours — virages, giration, retournement
Ce que le conducteur doit évaluerLa répartition de sa masse, qu’il connaît rarement précisémentLa longueur de son ensemble, qu’il connaît exactement
Ce qui se passe en cas de franchissementUn endommagement souvent progressif et invisible sur le momentUn blocage ou un accrochage immédiat et visible
Panonceau de catégorie correspondantM4rM4q

Ces deux panneaux n’ont rien en commun, sinon qu’on les confond : leurs libellés varient d’une liste de panneaux à l’autre, certaines attribuant au B10a la charge à l’essieu et au B13a la longueur. Le pictogramme officiel tranche — un essieu et des tonnes pour le B13a, un camion et des mètres pour le B10a. On choisit le B13a quand c’est la structure qui commande, le B10a quand c’est la géométrie. Sur un vieux pont étroit d’une route de montagne, les deux peuvent d’ailleurs être justifiés en même temps, pour des raisons entièrement différentes.

Questions fréquentes

Le panneau B13a limite-t-il la charge à l’essieu ou la longueur du véhicule ?

La charge à l’essieu. Le pictogramme officiel montre une valeur en tonnes au-dessus de la silhouette d’un essieu. La limitation de longueur, avec sa silhouette de camion et sa valeur en mètres, est le B10a. Les libellés associés à ces deux codes varient d’une liste de panneaux à l’autre ; le pictogramme officiel est ce qui tranche.

SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription ; symbole du panneau tel que publié dans le catalogue officiel des signaux.

Quelle différence entre le B13 et le B13a ?

Le B13 limite le poids total autorisé en charge du véhicule ; le B13a limite ce que chacun de ses essieux transmet à la chaussée. À poids total égal, un ensemble à cinq essieux et une grue à trois essieux ne sollicitent pas la structure de la même façon. Un véhicule en règle au regard d’un B13 peut dépasser la charge admise par un B13a.

Comment connaître la charge sur un essieu de son véhicule ?

Les charges maximales par essieu figurent parmi les caractéristiques techniques du véhicule ; la charge réelle dépend du chargement et de sa répartition, et se vérifie par pesée sur bascule à essieux. C’est ce qui rend ce panneau plus exigeant qu’une limitation de poids total : le conducteur connaît sa masse, rarement sa répartition exacte.

Quel diamètre pour un panneau B13a ?

Le B13a étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. La gamme normale s’emploie en règle générale ; la lisibilité du symbole d’essieu, qui porte le sens du panneau, pèse dans le choix.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».

À quelle hauteur implanter un B13a ?

En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.

Peut-on poser un B13a et un B13 ensemble ?

Oui, et c’est courant quand la note de calcul identifie les deux contraintes : une capacité portante globale et une résistance locale. Chaque panneau porte alors sa propre valeur, et un véhicule doit satisfaire les deux pour entrer.

Pour aller plus loin

Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.