Panneau B2c : interdiction de faire demi-tour, disque à listel rouge sur fond blanc

Panneau B2c : réglementation, dimensions et implantation

Panneau B2c : signification, portée jusqu’à la prochaine intersection, traversées de terre-plein, dimensions, hauteur et implantation.

Interdit de faire demi-tour sur la route suivie, jusqu’à la prochaine intersection incluse.

B2c en bref

  • Interdiction de faire demi-tour — flèche noire en U barrée de rouge
  • La portée est dans la définition : jusqu’à la prochaine intersection incluse
  • Se place avant l’endroit où s’applique la prescription, à une distance appropriée aux lieux
  • Employé le long des basculements, là où la géométrie provisoire rend le retournement possible
  • IISR, 4e partie, art. 51-1 et 49 · art. 68 (pas de panneau de fin)

Fiche technique du B2c

Code
B2c
Famille
Prescription — interdiction
Fonction
Interdiction de faire demi-tour jusqu’à la prochaine intersection incluse
Forme
Circulaire
Fond
Blanc
Bordure
Rouge, avec flèche noire en demi-tour barrée d’une barre rouge
Dimensions
450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
Implantation
Avant la zone où la manœuvre est à écarter, à une distance appropriée aux lieux
Usage
Permanent ou temporaire
Signalisation temporaire
Oui, le long des basculements et des itinéraires de déviation
Panonceaux associés
M4 (catégorie), M9z (mentions libres)
Fin de prescription
La prochaine intersection incluse — aucun panneau de fin requis
Texte de référence
Arrêté du 24 novembre 1967 + IISR, 4e partie, art. 51-1

Qu’est-ce que le panneau B2c ?

Le B2c porte une flèche noire qui repart en sens inverse, dessinant un U, barrée d’une barre rouge sur fond blanc à listel rouge. L’article 51-1 de la 4e partie lui donne une définition dont la portée fait partie : le panneau est utilisé pour signaler l’interdiction de faire demi-tour jusqu’à la prochaine intersection incluse. C’est ce qui le distingue de ses voisins. Le tourne-à-gauche et le tourne-à-droite ne se prennent qu’à un carrefour, et leur interdiction s’épuise à ce carrefour. Le demi-tour, lui, peut s’improviser à peu près partout — devant une entrée de parking, dans une trouée de terre-plein, sur une place de retournement, entre deux îlots — et c’est précisément pourquoi le texte a dû borner sa portée explicitement, sur la route suivie, jusqu’au carrefour suivant compris.

Que signifie le panneau B2c ?

L’interdiction porte sur le demi-tour, et sur lui seul : les autres mouvements ne sont pas affectés, et la présence d’un B2c ne dit rien de la possibilité de tourner à gauche ou à droite aux carrefours suivants. La réciproque mérite d’être dite aussi clairement, parce que c’est la confusion la plus répandue : une interdiction de tourner à gauche et une interdiction de faire demi-tour sont deux panneaux distincts, portés par deux articles distincts — 51 pour le premier, 51-1 pour le second — avec deux portées différentes. Là où un gestionnaire veut écarter les deux manœuvres au même endroit, les deux panneaux se posent. Enfin, le B2c ne dispense d’aucune règle générale de circulation : une manœuvre autorisée reste une manœuvre qui ne doit pas créer de danger.

  • Route à chaussées séparées comportant des traversées de terre-plein central, où le demi-tour croiserait un flux rapide.
  • Axe urbain à quatre voies devant un équipement générant des demi-tours — grande surface, station-service, cinéma.
  • Abords d’un carrefour à feux, où la manœuvre bloque l’ensemble du carrefour le temps de la reprise.
  • Plate-forme de tramway ou couloir bus axial, que le demi-tour obligerait à franchir.
  • Ouvrage d’art, tunnel ou section étroite où la manœuvre est matériellement possible mais dangereuse.
  • Chantier de basculement sur route à chaussées séparées, où la géométrie provisoire ouvre des possibilités de retournement qui n’existaient pas.

Réglementation du panneau B2c

Ce que disent les textes

Réglementaire

L’article 51-1 de la 4e partie énonce que le panneau B2c est utilisé pour signaler l’interdiction de faire demi-tour jusqu’à la prochaine intersection incluse. L’article 68 en tire la conséquence directe : il n’y a pas lieu de mettre en place une signalisation de fin de prescription quand la définition du sens du panneau contient l’indication de sa validité, et il cite nommément l’interdiction de faire demi-tour comme exemple, en rappelant que le signal est alors applicable jusqu’à la prochaine intersection incluse. L’implantation relève de l’article 49 : par exception à la règle du voisinage immédiat, le B2c se place avant l’endroit où s’applique la prescription qu’il indique, à une distance appropriée compte tenu de la disposition des lieux. Enfin, l’article 8, e) de la 1re partie range le B2c parmi les trois panneaux — avec le B2a et le B14 — dont on peut se contenter du seul exemplaire de gauche sur une chaussée unidirectionnelle, lorsque le signal de droite n’est pas visible dans des conditions satisfaisantes.

Ce que fait la pratique

Pratique d’implantation

La difficulté du B2c n’est pas sa portée, qui est écrite, mais le repérage du point d’implantation : celui-ci ne coïncide pas avec un carrefour, il coïncide avec une géométrie qui donne l’idée de faire demi-tour — la trouée de terre-plein, l’entrée du parking, l’élargissement. Sur route à chaussées séparées, les gestionnaires accompagnent couramment le panneau d’un aménagement physique — îlot, séparateur, balisage — car un disque seul ne dissuade qu’une partie des conducteurs arrêtés dans un bouchon.

Ce que nous recommandons

Recommandation Signaltek

Nous conseillons de traiter séparément deux questions qu’on mélange souvent. La portée réglementaire, d’abord : elle s’arrête à la prochaine intersection incluse, et si le retournement doit rester interdit au-delà, c’est un nouveau panneau qu’il faut sur la section suivante, pas un panonceau d’étendue posé sur le premier. La sécurité physique ensuite : sur une traversée de terre-plein laissée praticable pour l’exploitation et les secours, nous conseillons de ne pas faire reposer la sécurité de la section sur la seule lecture du disque, et de traiter l’ouverture avec les dispositifs de balisage prévus pour le chantier. Ce second point est une recommandation Signaltek : la 8e partie ne prévoit pas de dispositif type pour ce cas.

Ce qui se joue juridiquement

Portée

L’interdiction d’une manœuvre est instituée par une décision de l’autorité compétente sur la voie, que la signalisation porte à la connaissance des usagers. En signalisation temporaire, l’article 135 de la 8e partie prévoit que la pose de signaux de prescription soit, sauf force majeure, préalablement autorisée par un arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police sur la route concernée. La portée signalée, elle, découle du texte ; ce qui reste à apprécier au cas par cas, ce sont les conséquences d’une signalisation absente, masquée ou contredite par l’aménagement. Cette fiche ne tranche donc rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.

Sources réglementaires

  • Arrêté du 24 novembre 1967

    Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, Signalisation de prescription

    Art. 49 (implantation avant la prescription), art. 51-1 (B2c : jusqu’à la prochaine intersection incluse), art. 68 et 68-1 (pas de panneau de fin ; B31).

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Art. 8, e) : sur chaussée unidirectionnelle, un B2c peut être placé au seul côté gauche si le signal de droite n’est pas correctement visible.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 8e partie, Signalisation temporaire

    Art. 124 (les prescriptions temporaires sont précédées d’un panneau de danger), art. 133 E (basculement : retour aux conditions normales par B31), art. 135 (arrêté préalable).

    Voir le texte officiel →

Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.

Dimensions du panneau B2c

La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.

GammeDiamètre du disqueEmploi
Miniature450 mmUtilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service.
Petite650 mmUtilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage.
Normale850 mmLa gamme employée en règle générale.
Grande1050 mmUtilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides.
Très grande1250 mmUtilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.

Implantation du panneau B2c

Coupe de principe : le panneau en bord de chaussée, hauteur sous panneau et retrait latéral.chausséedébut de la prescriptionhauteurretraitAu-dessus d’un trottoir : la hauteur libre doit laisser passer les piétons.chausséetrottoir2,30 mpassage libre
Deux coupes de principe : en rase campagne, puis au-dessus d’un trottoir, où la hauteur libre doit laisser passer les piétons. Les valeurs exactes dépendent de la voie et de la configuration des lieux — les repères ci-dessous les précisent, avec leur source.
Hauteur
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.

Distance latérale
La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).

Distance d’annonce
Comme les B2a et B2b, le B2c fait exception à la règle du voisinage immédiat : il se place avant l’endroit où s’applique la prescription, à une distance appropriée compte tenu de la disposition des lieux. Le texte ne donne pas de valeur chiffrée, et c’est cohérent avec la nature du panneau : le point à anticiper n’est pas un carrefour repérable sur un plan, c’est l’endroit où la géométrie donne l’idée du retournement.

SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 49.

Orientation
Face au flux concerné, la face avant sensiblement perpendiculaire à la direction suivie, le plan du panneau vertical et légèrement tourné vers l’extérieur de la route. Sur route à chaussées séparées, l’orientation se contrôle chaussée par chaussée : l’instruction demande qu’un signal soit visible par ceux à qui il est destiné et par ceux-là seulement, or un panneau posé en terre-plein et lisible des deux côtés s’adresse aux deux sens.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8, a).

Visibilité
Le B2c doit être vu avant que le conducteur ne ralentisse pour amorcer sa manœuvre, c’est-à-dire suffisamment en amont de la trouée ou de l’élargissement. Sur chaussée unidirectionnelle, l’instruction ouvre au B2c — comme au B2a et au B14, et à eux seuls — la possibilité de se contenter du signal placé à gauche lorsque celui de droite n’est pas visible dans des conditions satisfaisantes.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8, e).

En agglomération
On le trouve sur les boulevards à quatre voies et devant les générateurs de trafic, là où le demi-tour improvisé coupe deux files. Il s’accompagne souvent d’un aménagement — îlot, séparateur — car un panneau seul ne dissuade qu’une partie des conducteurs.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie.

Hors agglomération
Sur route à chaussées séparées, il encadre les traversées de terre-plein, qui existent pour l’exploitation et les secours et non pour les usagers. La portée du panneau y demande une attention particulière : elle s’arrête à la prochaine intersection incluse, ce qui, sur une route dont les intersections sont rares, peut représenter plusieurs kilomètres — ou, à l’inverse, s’interrompre à un échangeur avant la trouée suivante.

SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 51-1.

Quand utiliser un B2c ?

Quand la manœuvre de demi-tour est matériellement possible et qu’elle ne doit pas être faite. Cette double condition est le meilleur filtre : là où un terre-plein continu, un séparateur ou un îlot rendent la manœuvre impraticable, le panneau n’ajoute rien et affaiblit ceux qui, plus loin, interdisent quelque chose de réel — l’instruction met elle-même en garde, à propos du marquage, contre la dépréciation de la valeur réglementaire d’un signal dont on abuse. La seconde question à se poser est celle de la portée : le B2c couvre la route suivie jusqu’à la prochaine intersection incluse, et pas au-delà. Si plusieurs points de retournement se succèdent de part et d’autre d’un carrefour, ils relèvent de deux prescriptions distinctes, donc de deux panneaux. Enfin, sur une route à chaussées séparées en travaux, le panneau ne remplace pas le dispositif physique : ce sont les séparateurs qui empêchent, le panneau qui prescrit.

Panneaux associés

  • B2a Interdiction de tourner à gauche

    La manœuvre voisine, définie par l’article 51 : sa portée s’arrête à la prochaine intersection, celle du B2c va jusqu’à la prochaine intersection incluse. L’une n’emporte pas l’autre.

  • B2b Interdiction de tourner à droite

    Le troisième panneau de la famille. Les trois partagent la règle d’implantation de l’article 49 : ils se placent avant l’endroit où s’applique la prescription.

  • B31 Fin de toutes les interdictions précédemment signalées

    Referme les prescriptions signalées en amont. L’article 68-1 en écarte l’emploi sur une route dont la limitation de vitesse diffère de la réglementation générale.

  • M4 Panonceau de catégorie

    Restreint l’interdiction à une catégorie de véhicules. Les panonceaux M4 ne sont utilisés qu’avec les panneaux de type AB, B et C.

  • M9z Panonceau à mention libre

    Porte les précisions écrites — plages horaires, mentions particulières. C’est lui, et non les panonceaux à vélo M9v1 / M9v2, qui exprime une exception rédigée.

  • AK5 Travaux

    Sur chantier, l’instruction impose que les panneaux de prescription soient nécessairement précédés d’au moins un panneau de danger : on prévient d’abord, on interdit ensuite.

  • B14 Limitation de vitesse

    Les deux se posent ensemble le long des basculements, et partagent la faculté de repli à gauche ouverte par l’article 8, e) sur chaussée unidirectionnelle.

Quand prend fin une interdiction de faire demi-tour ?

C’est le panneau de la famille pour lequel la réponse est la plus nette, parce qu’elle figure dans sa définition même : jusqu’à la prochaine intersection incluse. L’instruction en tire la conséquence et dispense de tout panneau de fin.

  • La prochaine intersection, incluse

    Le B2c signale l’interdiction de faire demi-tour jusqu’à la prochaine intersection incluse. Le carrefour lui-même est couvert : c’est le sens du mot « incluse ». Au-delà, la prescription n’existe plus, et une nouvelle interdiction sur la section suivante demande un nouveau panneau.

    SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 51-1.

  • Aucun panneau de fin n’est requis

    L’instruction écarte la signalisation de fin de prescription quand la définition du sens du panneau contient l’indication de sa validité, et cite expressément l’interdiction de faire demi-tour : le signal est applicable jusqu’à la prochaine intersection incluse, et rien n’a à le refermer.

    SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 68.

  • Un panneau B31, fin de toutes les interdictions précédemment signalées

    Le B31 signale la fin de toutes les prescriptions qui ont fait précédemment l’objet d’une signalisation. Il n’implique pas la disparition des prescriptions résultant d’un texte général, et il ne doit pas être placé sur une route dont la limitation de vitesse diffère de la réglementation générale, car il y mettrait fin.

    SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 68-1.

  • La fin d’un basculement de circulation

    Quelles que soient les prescriptions temporaires imposées, le retour aux conditions normales de circulation est indiqué par un panneau B31 de fin de toutes prescriptions, à moins que certaines prescriptions restent valables : elles doivent alors être rétablies au-delà de ce B31.

    SourceIISR, 8e partie — Signalisation temporaire, article 133, E.

B2c en signalisation temporaire

Le B2c a sa place sur les chantiers de routes à chaussées séparées, pour une raison simple : un basculement se fait par des traversées de terre-plein, et ces traversées sont exactement ce qui rend le demi-tour possible là où il ne l’était pas. Trois points structurent le dispositif provisoire, et il vaut mieux savoir lequel est réglementaire et lequel ne l’est pas. La séquence, d’abord : les panneaux de prescription temporaires sont nécessairement précédés d’au moins un panneau de danger, et l’usager qui se présente par une route affluente doit être informé des prescriptions imposées sur la route qu’il aborde. La sortie de chantier, ensuite : le retour aux conditions normales est indiqué par un B31 de fin de toutes prescriptions, les prescriptions qui subsistent devant être rétablies au-delà. Le traitement des traversées elles-mêmes, enfin : la 8e partie n’organise pas de dispositif type associant un B2c à une ouverture de terre-plein réservée à l’exploitation. Nous recommandons de ne pas faire porter au seul disque la sécurité de la section — sur un chantier long, les traversées provisoires se banalisent, et les usagers réguliers finissent par les emprunter comme des demi-tours ordinaires — mais c’est une recommandation, pas une règle que nous pourrions opposer.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. 01Croire que le B2c couvre tout le linéaire du chantierUn panneau posé au début d’une section de cinq kilomètres est réputé la couvrir entièrement. Sa portée s’arrête à la prochaine intersection incluse : si un échangeur ou un carrefour s’intercale avant la trouée suivante, la prescription est éteinte, et le point de retournement d’après n’est plus signalé. C’est une nouvelle interdiction qu’il faut, pas un rappel.
  2. 02Vouloir l’étendre par un panonceau d’étendueOn complète le disque d’un M2 pour couvrir plusieurs kilomètres, en croyant renforcer la prescription. Le B2c porte déjà sa validité dans sa définition — jusqu’à la prochaine intersection incluse — et c’est précisément pour cette raison que l’instruction le dispense de panneau de fin. Superposer deux indications de portée sur le même support produit un message que l’usager ne peut pas trancher.
  3. 03Posé là où le demi-tour est déjà impossibleSur une section à terre-plein continu, le panneau interdit une manœuvre que la géométrie interdit déjà. La sur-signalisation est un écueil reconnu : à force de rencontrer des interdictions sans objet, l’usager cesse de distinguer celles qui protègent quelque chose.
  4. 04Croire qu’il découle du B2aUn carrefour interdit au tourne-à-gauche est réputé, à tort, interdit au demi-tour — ou l’inverse. Ce sont deux panneaux, deux articles, deux portées : la prochaine intersection pour le B2a, la prochaine intersection incluse pour le B2c. Là où les deux manœuvres doivent être écartées, les deux se signalent.
  5. 05Le panneau posé au droit exact de l’ouvertureLe conducteur le découvre alors qu’il a déjà ralenti, clignotant mis, roues braquées. Il termine sa manœuvre ou s’arrête en travers de la file : deux mauvaises issues. L’instruction demande que le B2c se place avant l’endroit où s’applique la prescription, à une distance appropriée compte tenu de la disposition des lieux — pas à l’endroit où la décision s’exécute.

B2c ou B2a : demi-tour et tourne-à-gauche ne se confondent pas

B2cB2a
Manœuvre viséeLe demi-tour, dans le même axeLe tourne-à-gauche, vers une voie transversale
Article de définitionArticle 51-1Article 51
PortéeLa route suivie jusqu’à la prochaine intersection incluseLa prochaine intersection
Où la manœuvre se prendN’importe où sur la section : trouée, élargissement, entrée de parkingÀ une intersection, et à elle seule
Panneau de finAucun : la validité est dans la définition (art. 68)Aucun : indication ponctuelle évidente (art. 68)
Terrain typeRoute à chaussées séparées, boulevard urbain, basculement de chantierCarrefour urbain, plan de circulation, bretelle d’insertion

Le B2c s’impose quand le problème est le retournement dans l’axe : un flux rapide qu’on ne doit pas couper, une trouée de terre-plein réservée à l’exploitation, un boulevard où la manœuvre bloque deux files. Le B2a s’impose quand le problème est l’entrée dans une voie transversale. Là où les deux manœuvres posent problème, les deux panneaux se posent — l’un ne vaut pas l’autre, et aucun des deux ne s’étend au champ du voisin. C’est la seule règle qui évite de fabriquer des interdictions que l’usager doit deviner.

Questions fréquentes

Jusqu’où court une interdiction de faire demi-tour ?

Jusqu’à la prochaine intersection incluse. L’instruction le dit dans la définition même du panneau : le B2c est utilisé pour signaler l’interdiction de faire demi-tour jusqu’à la prochaine intersection incluse. C’est aussi la raison pour laquelle aucun panneau de fin n’est prévu : la validité du signal fait partie de sa signification.

SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, articles 51-1 et 68.

L’interdiction de tourner à gauche interdit-elle le demi-tour ?

Non. Ce sont deux panneaux distincts, définis par deux articles distincts et dotés de deux portées différentes : le B2a interdit de tourner à gauche à la prochaine intersection, le B2c interdit le demi-tour jusqu’à la prochaine intersection incluse. Lorsqu’un gestionnaire veut écarter les deux manœuvres au même endroit, les deux panneaux se posent.

SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, articles 51 et 51-1.

Faut-il un panneau de fin d’interdiction de faire demi-tour ?

Non. L’instruction dispense de mettre en place une signalisation de fin de prescription quand la définition du sens du panneau contient l’indication de sa validité, et donne l’interdiction de faire demi-tour comme exemple type. Chercher un panneau de fin revient à chercher un signal que le texte n’attend pas.

SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 68.

Peut-on faire demi-tour dans une traversée de terre-plein sur autoroute en travaux ?

Ces ouvertures existent pour l’exploitation, les secours et les engins du chantier, et franchir un terre-plein pour se retourner face au flux basculé est l’une des manœuvres les plus dangereuses d’un chantier de ce type. Le régime applicable à une traversée donnée dépend de la signalisation effectivement mise en place et de l’arrêté qui l’autorise : la 8e partie n’organise pas de dispositif type pour ce cas, et c’est au gestionnaire de la voie qu’il faut poser la question.

Faut-il un B2c devant chaque entrée de grande surface ?

Non : le panneau se justifie quand la manœuvre est possible et qu’elle doit être écartée. Devant un accès séparé par un îlot infranchissable, il n’ajoute rien. Le bon réflexe est de regarder ce que la géométrie permet réellement avant de décider ce qu’il faut interdire.

Quel diamètre pour un panneau B2c ?

Le B2c étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. Sur route à chaussées séparées, la grande gamme se justifie par la distance de lecture ; en boulevard urbain, la gamme normale reste la référence.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 5-3 et tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».

À quelle hauteur poser un panneau B2c ?

En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.

Le demi-tour est-il interdit partout où il n’est pas signalé comme autorisé ?

Non : en l’absence de prescription, le demi-tour relève des règles générales de circulation, qui imposent notamment de ne pas créer de danger et de disposer d’une visibilité suffisante. Le B2c intervient là où le gestionnaire a estimé que ces règles ne suffisaient pas.

Pour aller plus loin

Fiche relue le 8 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.