Panneau B14 : limitation de vitesse, disque à listel rouge sur fond blanc

Panneau B14 : réglementation, dimensions et implantation

Panneau B14 : signification, vitesse, dimensions, hauteur, implantation, réglementation et usage sur chantier.

Interdit de dépasser la vitesse inscrite, à partir du panneau et jusqu’à la fin de la prescription.

B14 en bref

  • Limitation de vitesse — panneau de prescription, disque à listel rouge
  • Diamètres de 450 à 1250 mm selon la gamme retenue pour la voie
  • Implanté au point où la prescription commence, sans distance d’annonce
  • Employé aussi en signalisation temporaire, sur support lesté, et enlevé dès que le motif qui l’a fait implanter a disparu — IISR 8e partie, art. 120
  • Arrêté du 24 novembre 1967 · IISR 4e partie · Code de la route R413

Fiche technique du B14

Code
B14
Famille
Prescription
Fonction
Limitation de vitesse
Forme
Circulaire
Fond
Blanc
Bordure
Rouge
Dimensions
450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
Implantation
Au point où la prescription commence
Usage
Permanent ou temporaire
Signalisation temporaire
Oui, sur support mobile lesté
Panonceaux associés
M2 (étendue), M4 (catégorie)
Fin de prescription
B33, ou autre cas réglementaire
Texte de référence
Arrêté du 24 novembre 1967 + IISR

Qu’est-ce que le panneau B14 ?

Le B14 est un panneau de prescription : il n’avertit pas, il ordonne. Un disque à listel rouge sur fond blanc, portant en noir la vitesse maximale autorisée en kilomètres par heure. Sa portée commence à son aplomb — pas avant — et se poursuit jusqu’à la fin de la prescription, selon les règles applicables à la voie et au régime de limitation concerné. C’est ce point de départ qui se discute le plus souvent sur le terrain : posé trop tard, il laisse un tronçon sans prescription ; posé trop en amont, il prescrit sur une section que le gestionnaire n’entendait pas couvrir.

Que signifie le panneau B14 ?

La vitesse inscrite est un maximum, jamais une consigne à tenir. Elle s’impose à tous les véhicules sauf si un panonceau restreint la catégorie concernée. Elle ne dispense d’aucune autre règle : par temps de pluie, les limitations générales plus basses continuent de s’appliquer, et le conducteur reste tenu d’adapter son allure aux circonstances. Un B14 à 70 sur une route détrempée ne rend pas le 70 licite.

  • Abaissement permanent décidé par arrêté du gestionnaire de voirie (commune, département, État) sur une section jugée dangereuse.
  • Traversée d’agglomération où la limite générale de 50 km/h est abaissée à 30 km/h sur une portion précise.
  • Approche d’un carrefour, d’un virage masqué ou d’un rétrécissement durable.
  • Chantier : abaissement temporaire pour protéger les intervenants et les usagers, le temps que la prescription reste justifiée.
  • Abords d’école, d’EHPAD ou d’équipement recevant du public, souvent en 30 km/h.

Réglementation du panneau B14

Ce que disent les textes

Réglementaire

Le B14 appartient à la signalisation de prescription : il porte une obligation, non un avertissement. Sa forme, ses couleurs et ses dimensions sont fixées par l’arrêté du 24 novembre 1967 et précisées par l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière. La vitesse qu’il affiche traduit une décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente sur la voie : le maire en agglomération, le président du conseil départemental sur les routes départementales hors agglomération, le préfet sur les routes nationales. Le panneau porte cette décision à la connaissance de l’usager ; il ne la crée pas. L’article 63 de la 4e partie règle ensuite son emploi, et sa formulation mérite d’être citée exactement. Hors agglomération, « s’il existe une limitation de vitesse différente de celle résultant de la réglementation générale on implante un panneau B14 après chaque intersection rencontrée autre que celles avec des voies privées non ouvertes à la circulation publique ou des chemins de terre » ; ces panneaux sont alors complétés soit par un panonceau d’étendue M2, soit par un panonceau d’indications diverses M9 portant le mot « RAPPEL ». Le texte écrit « différente », et non « inférieure » : une limitation locale plus élevée que la règle générale relève de la même obligation. En agglomération, le même article prévoit qu’à défaut de modification du plafond de 50 km/h par les autorités locales, il n’y a en principe pas à implanter de B14, le panneau EB10 d’entrée d’agglomération suffisant ; et que s’il existe dans une rue une limitation différente de la réglementation générale de l’agglomération, cette vitesse doit être signalée à tous les usagers abordant cette rue par une voie ouverte à la circulation publique.

Ce que fait la pratique

Pratique d’implantation

L’implantation d’un B14 doit s’inscrire dans le cadre réglementaire applicable à la voie et, lorsqu’une limitation locale est instaurée par décision de l’autorité compétente, être cohérente avec cette décision. Le panneau s’implante au point où la prescription commence. La règle de répétition après intersection n’est pas un usage mais une disposition de l’article 63, citée plus haut ; ce que la pratique y ajoute, c’est la raison qu’on lui trouve sur le terrain — un conducteur qui s’insère après l’intersection n’a rien vu de ce qui précède. Il est par ailleurs courant, hors des cas que le texte impose, de répéter les panneaux à intervalles réguliers en fonction des points singuliers. Le reste des règles d’implantation s’apprécie au regard de la configuration réelle des lieux, et non d’une distance universelle.

Ce qui se joue juridiquement

Portée

Lorsqu’une limitation locale est instituée par une décision de l’autorité compétente, la signalisation doit permettre de la porter à la connaissance des usagers. La situation juridique dépend notamment de la nature de la limitation, de la voie concernée et de l’autorité compétente. Cette fiche ne tranche donc rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.

Sources réglementaires

  • Arrêté du 24 novembre 1967

    Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, article 63

    Limitation de vitesse : emploi du B14, paliers de décélération, implantation après chaque intersection hors agglomération, cas de l’agglomération.

    Voir le texte officiel →
  • Code de la route, art. R413-1 à R413-16

    Vitesses maximales autorisées et pouvoirs de police en matière de limitation.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 8e partie, articles 120, 123, 125 et 126

    Signalisation temporaire : principe de valorisation et enlèvement de la signalisation, signalisation de fin de prescription, dispense par panonceau d’étendue.

    Voir le texte officiel →
  • NF EN 12899-1

    Panneaux de signalisation fixe — performances et certification NF.

Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.

Dimensions du panneau B14

La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.

GammeDiamètre du disqueEmploi
Miniature450 mmUtilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service.
Petite650 mmUtilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage.
Normale850 mmLa gamme employée en règle générale.
Grande1050 mmUtilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides.
Très grande1250 mmUtilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.

Les variantes du B14

Le code est le même ; c’est la valeur portée par le panneau qui change. Chacune correspond à un régime de vitesse distinct.

  • Panneau B14 limitant la vitesse à 30 km/h30 km/h
  • Panneau B14 limitant la vitesse à 50 km/h50 km/h
  • Panneau B14 limitant la vitesse à 70 km/h70 km/h
  • Panneau B14 limitant la vitesse à 90 km/h90 km/h
  • Panneau B14 limitant la vitesse à 110 km/h110 km/h
  • Panneau B14 limitant la vitesse à 130 km/h130 km/h

Implantation du panneau B14

Coupe de principe : le panneau en bord de chaussée, hauteur sous panneau et retrait latéral.chausséedébut de la prescriptionhauteurretraitAu-dessus d’un trottoir : la hauteur libre doit laisser passer les piétons.chausséetrottoir2,30 mpassage libre
Deux coupes de principe : en rase campagne, puis au-dessus d’un trottoir, où la hauteur libre doit laisser passer les piétons. Les valeurs exactes dépendent de la voie et de la configuration des lieux — les repères ci-dessous les précisent, avec leur source.
Hauteur
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.

Distance latérale
La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).

Distance d’annonce
Aucune. Contrairement à un panneau de danger, le B14 ne s’annonce pas : il s’implante là où la prescription commence.

SourceDécoule de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4ᵉ partie.

Orientation
Perpendiculaire à l’axe de la chaussée, très légèrement incliné vers l’extérieur pour éviter que les phares s’y réfléchissent en éblouissant.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.

Visibilité
Le panneau doit être vu assez tôt pour que le conducteur puisse ralentir avant son aplomb. Un B14 masqué par une branche, un véhicule ou une enseigne ne remplit pas son office.

SourcePrincipe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.

En agglomération
La limite générale y est de 50 km/h, et l’article 63 en tire une conséquence : tant que les autorités locales ne modifient pas ce plafond, il n’y a en principe pas à implanter de B14, le panneau EB10 suffit. Un B14 n’a donc de sens que pour descendre en dessous — 30 km/h le plus souvent — et cette vitesse doit alors être signalée à tous les usagers abordant la rue par une voie ouverte à la circulation publique. Le rappel, lorsqu’il s’avère utile, se fait par des B14 complétés d’un panonceau M9z portant le mot « RAPPEL ».

SourceCode de la route, art. R413-3 pour la limite générale en agglomération ; IISR 4e partie, article 63, paragraphe d), pour l’emploi du B14 en agglomération et le rappel par M9z.

Hors agglomération
La limite générale dépend du type de voie. Dès qu’il existe une limitation différente de celle qui résulte de la réglementation générale, l’article 63 impose d’implanter un B14 après chaque intersection rencontrée, à l’exception de celles avec des voies privées non ouvertes à la circulation publique ou des chemins de terre. Ces panneaux sont complétés par un panonceau d’étendue M2 ou par un M9 « RAPPEL », et il est conseillé de les répéter à intervalles réguliers en fonction des points singuliers.

SourceCode de la route, art. R413-2 pour les limites générales ; IISR 4e partie, article 63, paragraphe e), pour l’implantation après chaque intersection.

Quand utiliser un B14 ?

Quand une vitesse inférieure à la limite générale du secteur est justifiée par la configuration des lieux, et qu’un arrêté l’a décidée. La sur-signalisation est un écueil reconnu par les gestionnaires de voirie : multipliées sans nécessité, les limitations se ressemblent toutes et le conducteur cesse de distinguer celles qui protègent. Sur un chantier, l’abaissement se justifie par la présence d’intervenants et par la réduction de largeur ; et l’article 120 de la 8e partie de l’IISR commande de l’enlever dès que ce motif a disparu, faute de quoi il devient une limitation permanente que personne n’a décidée.

Panneaux associés

  • M2 Panonceau d’étendue

    Indique sur quelle longueur la limitation court. Sans lui, un conducteur ne sait pas s’il en a pour cent mètres ou pour cinq kilomètres.

  • M4 Panonceau de catégorie

    Restreint la limitation à une catégorie de véhicules — poids lourds, transports de matières dangereuses.

  • B33 Fin de limitation de vitesse

    Referme explicitement la prescription. Sans B33 ni autre événement, la limitation continue de courir bien au-delà de ce que le gestionnaire imaginait.

  • AK5 Travaux

    Sur chantier, le B14 suit l’annonce de travaux : on prévient d’abord, on prescrit ensuite.

  • B30 Entrée de zone 30

    Alternative au B14 quand c’est tout un secteur, et non une section, qui doit être ralenti. La zone se referme par un B51.

Quand prend fin une limitation de vitesse ?

C’est la question la plus posée sur ce panneau, et celle où l’approximation coûte le plus cher : une limitation qu’on croit terminée continue de courir, ou l’inverse. Les cas ci-dessous se combinent, et leur portée dépend de la voie.

  • Un panneau B33 « fin de limitation de vitesse »

    Le B33 met explicitement fin à la limitation indiquée par le B14.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B33).

  • Un autre B14 portant une valeur différente

    Remplace la prescription précédente : c’est la nouvelle valeur qui s’applique à partir de son aplomb.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription.

  • L’entrée en agglomération (panneau EB10)

    Fait entrer dans le régime général de l’agglomération, 50 km/h sauf mention contraire. Une limitation antérieure plus élevée n’a plus d’objet.

    SourceCode de la route, art. R413-3 ; entrée d’agglomération signalée par EB10.

  • La sortie d’agglomération (panneau EB20)

    Rend au régime général hors agglomération applicable à la voie. Une limitation d’agglomération ne se prolonge pas au-delà.

    SourceCode de la route, art. R413-2 ; sortie d’agglomération signalée par EB20.

  • Une intersection

    Une intersection ne met pas fin à une limitation de vitesse. L’article 63 prévoit exactement l’inverse : hors agglomération, s’il existe une limitation différente de celle qui résulte de la réglementation générale, on implante un panneau B14 après chaque intersection rencontrée, autre que celles avec des voies privées non ouvertes à la circulation publique ou des chemins de terre — complété par un panonceau d’étendue M2 ou par un M9 « RAPPEL ». Répéter n’est pas recommencer : la prescription n’a pas pris fin, elle est réaffirmée pour le conducteur qui vient de s’insérer et n’a rien vu de ce qui précédait.

    SourceIISR, 4e partie — Signalisation de prescription, article 63, paragraphe e).

  • La fin d’un chantier, pour un B14 temporaire

    Quatre notions se distinguent ici, et les confondre produit des affirmations fausses. La fin de la prescription elle-même. La signalisation de fin de prescription, placée quelques dizaines de mètres en aval du chantier, qui marque la fin des prescriptions imposées — et dont l’emploi d’un panonceau d’étendue dispense. L’enlèvement des dispositifs, que le texte commande au titre du principe de valorisation : « la signalisation doit être enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs ayant conduit à l’implanter », avec des contrôles fréquents jugés indispensables. Et l’ordre de dépose, qui doit assurer à tout moment la cohérence du dispositif partiel en place. Le critère n’est donc pas la date de fin portée sur l’arrêté, c’est la disparition du motif.

    SourceIISR, 8e partie — article 120, C (principe de valorisation) pour l’enlèvement ; article 123, A-3, et article 126, F, pour la signalisation de fin de prescription et la dispense par panonceau d’étendue ; article 125, paragraphe 6, pour l’ordre de pose et de dépose.

B14 en signalisation temporaire

Sur chantier, le B14 change de statut sans changer de forme. Il devient un élément de la signalisation temporaire, ce qui emporte trois conséquences pratiques. D’abord son support : il est posé sur pied mobile ou sur poteau provisoire, lesté, et doit résister au vent comme au souffle des poids lourds. Ensuite sa progressivité : on ne passe pas de 90 à 30 d’un seul panneau — l’abaissement se fait par paliers successifs, chacun sur son propre panneau, pour que le ralentissement soit tenable. Enfin son enlèvement, que le texte commande : au titre du principe de valorisation, l’article 120 de la 8ᵉ partie pose que « la signalisation doit être enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs ayant conduit à l’implanter », et que « des contrôles fréquents sont indispensables ». L’article 125 précise que les signaux « sont posés et déposés dans un ordre tel qu’il assure à tout moment la cohérence du dispositif partiel en place » : la dépose est une opération à part entière, pas un rangement. À ne pas confondre avec la signalisation de fin de prescription, placée quelques dizaines de mètres après le chantier, dont un panonceau d’étendue M2 peut dispenser. En pratique, tracer chaque panneau provisoire de sa pose à son retrait évite d’avoir à reconstituer tout cela un an plus tard.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. 01Hauteur inadaptée au contexteLe réflexe est de reproduire la hauteur du panneau voisin. Au-dessus d’un trottoir, il faut pourtant dégager 2,30 m de passage : un B14 posé à un mètre du sol devient un obstacle à hauteur de visage, en particulier pour une personne malvoyante.
  2. 02Gamme choisie au stock plutôt qu’à la voieOn pose ce qu’il y a dans le camion. Une gamme normale sur voie rapide se lit trop tard pour permettre le ralentissement ; une grande gamme dans une rue étroite encombre le cheminement sans rien améliorer.
  3. 03Orientation strictement perpendiculaireUn panneau exactement de face renvoie les phares vers le conducteur et peut éblouir de nuit. Une inclinaison légère vers l’extérieur suffit à écarter la réflexion, et se perd facilement au serrage du collier.
  4. 04Panneau masqué après la poseVisible le jour de la pose, caché trois mois plus tard par une branche, un véhicule en stationnement ou une enseigne. Un panneau qu’on ne voit pas ne remplit pas son office, et rien ne le signale tant que personne ne repasse.
  5. 05Dépose oubliée en fin de chantierLe chantier se replie, le B14 temporaire reste. Il continue de prescrire une vitesse que plus rien ne justifie, souvent au-delà de la période couverte par l’arrêté temporaire.

B14 ou B30 : quelle différence ?

B14B30
Ce qui est prescritUne vitesse maximaleUn régime de circulation complet
PortéeUne section de voieUne zone entière, toutes voies comprises
Ce qui est affichéLe chiffre de la vitesseLa mention « Zone 30 »
Fin de la prescriptionB33, nouvelle limitation, changement de régime ou autre cas réglementaireB51, sortie de zone
Règles associéesAucune autre que la vitessePriorité aux piétons, double sens cyclable
RépétitionAprès chaque intersection hors agglomération (art. 63)À chaque entrée de la zone

On choisit le B14 quand c’est une section précise qui doit être ralentie — un virage masqué, une traversée, une approche de carrefour. On choisit le B30 quand c’est tout un secteur qui change de régime : un centre-bourg, des abords d’école, un quartier résidentiel. Le B30 n’est pas un B14 à 30 : il emporte des règles de priorité et de circulation que le B14 ne porte pas, et il se referme par un B51 et non par un B33.

Questions fréquentes

Quelle est la hauteur d’implantation d’un panneau B14 ?

En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. Ce n’est donc pas une règle « trottoir = 2,30 m » : c’est une possibilité ouverte en agglomération éclairée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.

À quelle distance de la zone concernée faut-il poser un B14 ?

À aucune distance : le B14 se pose exactement là où la limitation commence. Il ne s’annonce pas, contrairement aux panneaux de danger. Ce qu’il faut vérifier, c’est qu’il soit visible assez tôt pour permettre le ralentissement.

SourceDécoule de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4e partie.

Le panneau B14 est-il obligatoire ?

Non — sauf si une limitation particulière a été décidée. La limite générale de la voie s’applique sans panneau. Le B14 devient utile dès qu’une décision abaisse cette limite : c’est lui qui porte la prescription à la connaissance de l’usager. Les conséquences d’une signalisation absente ou incomplète s’apprécient au cas par cas.

Quelle classe de film rétroréfléchissant choisir ?

La classe 1 (RA1) convient aux voies éclairées à faible vitesse. La classe 2 (RA2) est le choix courant hors agglomération et sur voie rapide, pour sa durée de vie et sa visibilité nocturne. La classe 3 (RA3) se réserve aux situations exigeantes — autoroute, signalisation temporaire de chantier, où la rétroréflexion doit rester lisible malgré les phares croisés. Le choix relève du cahier des charges du gestionnaire autant que de la norme.

SourceNF EN 12899-1 — performances de rétroréflexion ; classes RA1/RA2/RA3 selon la norme de produit. Le choix relève aussi du cahier des charges du gestionnaire.

Quel diamètre pour un panneau B14 ?

Le B14 étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. La gamme normale s’emploie en règle générale ; on descend à 650 mm en voirie urbaine contrainte et on monte sur voie rapide, où la distance de lecture commande.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».

Faut-il un arrêté pour poser un panneau B14 ?

Une limitation inférieure à la règle générale de la voie relève d’une décision de l’autorité compétente — le maire en agglomération, le président du conseil départemental ou le préfet selon la voie. La signalisation permet de porter cette décision à la connaissance des usagers. La situation exacte dépend de la nature de la limitation et de la voie concernée : rapprochez-vous du gestionnaire.

Un B14 temporaire de chantier doit-il être retiré en fin de chantier ?

Oui, et le texte le dit en toutes lettres. Au titre du principe de valorisation, l’article 120 de la 8e partie de l’IISR pose que « la signalisation doit être enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs ayant conduit à l’implanter », et ajoute que « des contrôles fréquents sont indispensables ». Le critère est donc la disparition du motif, pas la date portée sur l’arrêté. Deux distinctions à garder : l’enlèvement du panneau n’est pas la signalisation de fin de prescription, qui se place quelques dizaines de mètres en aval du chantier ; et l’emploi de panonceaux d’étendue associés aux panneaux de prescription dispense de signaler les fins de prescriptions.

SourceIISR, 8e partie — article 120, C, pour l’enlèvement ; article 125, paragraphe 5, et article 126, F, pour la signalisation de fin de prescription et la dispense par panonceau d’étendue.

Pour aller plus loin

Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.