Panneau B19 : interdiction aux troupeaux, disque à listel rouge sur fond blanc

Panneau B19 : réglementation, dimensions et implantation

Panneau B19 : signification, circulation des troupeaux, itinéraires de substitution, dimensions, hauteur et implantation.

Interdit la circulation des troupeaux sur la voie ou la section concernée.

B19 en bref

  • Interdiction aux troupeaux — disque à listel rouge portant l’inscription « INTERDIT AUX TROUPEAUX » en toutes lettres
  • Un troupeau n’est ni un véhicule ni un piéton : aucun autre panneau d’interdiction ne le vise
  • Sa portée réelle se joue sur le recensement des accès par lesquels un troupeau peut s’engager
  • Pas d’emploi identifié en signalisation temporaire
  • Arrêté du 24 novembre 1967 · IISR 1re et 4e parties

Fiche technique du B19

Code
B19
Famille
Prescription — interdiction
Fonction
Interdiction de circulation des troupeaux
Forme
Circulaire
Fond
Blanc
Bordure
Rouge, avec inscription noire « INTERDIT AUX TROUPEAUX »
Dimensions
450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
Implantation
Aux accès par lesquels un troupeau peut s’engager
Usage
Permanent
Signalisation temporaire
Pas d’emploi identifié
Panonceaux associés
M9z (mention libre, périodes), M2 (étendue)
Fin de prescription
B31, ou autre cas réglementaire
Texte de référence
Arrêté du 24 novembre 1967 + IISR

Qu’est-ce que le panneau B19 ?

Le B19 est l’un des rares panneaux d’interdiction dont le message est écrit plutôt que dessiné : un disque blanc à listel rouge portant, en capitales noires, la mention « INTERDIT AUX TROUPEAUX ». Il interdit la circulation des troupeaux sur la voie ou la section concernée. Son existence répond à un manque : les autres panneaux d’interdiction visent des véhicules ou des piétons, et un troupeau conduit sur une route n’est ni l’un ni l’autre. Fermer une route aux véhicules ne l’interdit donc pas aux animaux menés en groupe, et c’est précisément ce que ce panneau vient dire.

Que signifie le panneau B19 ?

L’interdiction porte sur la circulation des troupeaux, c’est-à-dire d’animaux conduits en groupe sur la voie, ce qui suppose quelqu’un qui les mène : le destinataire du panneau est le conducteur du troupeau, non l’automobiliste. C’est ce qui le distingue radicalement des panneaux de danger figurant des animaux, lesquels avertissent les conducteurs qu’ils peuvent en rencontrer. Le B19 ne signale pas un risque, il retire un usage. Sa présence sur un axe rapide ou dans un ouvrage suppose donc, en amont, que la question ait été posée : par où les troupeaux passent-ils, puisqu’ils passaient par là ? Une interdiction faite à un usage qui n’a pas d’autre chemin ne tient jamais longtemps.

  • Route à trafic rapide traversant une zone d’élevage, où le passage d’un troupeau immobiliserait la chaussée.
  • Tunnel, ouvrage d’art ou section sans accotement où la conduite d’un troupeau serait impraticable.
  • Axe départemental doublé d’un chemin d’exploitation ou d’une drailles utilisable comme itinéraire de substitution.
  • Abords d’un captage, d’une zone humide ou d’un site protégé, où le passage répété d’un troupeau dégrade le milieu.
  • Piste cyclable, voie verte ou digue aménagée pour la promenade, sur lesquelles la circulation d’animaux en groupe n’est pas compatible avec les autres usages.
  • Section soumise à un plan de circulation particulier lors des périodes de transhumance, l’interdiction pouvant alors être limitée dans le temps par un panonceau.
  • Axe qu’un troupeau doit franchir sans l’emprunter : l’interdiction porte sur la circulation le long de la voie, et la traversée se traite à part, en un point convenu et signalé.

Réglementation du panneau B19

Ce que disent les textes

Réglementaire

Le B19 appartient aux panneaux d’interdiction de la signalisation de prescription, définis par l’arrêté du 24 novembre 1967 et précisés par l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière. Il se distingue par un message écrit là où la famille recourt d’ordinaire au pictogramme. L’interdiction procède d’une décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente sur la voie — le plus souvent le maire ou le président du conseil départemental selon la voie concernée. Le panneau porte cette décision à la connaissance des usagers ; il ne la crée pas. La désignation exacte de ce code dans le texte publié reste à confronter au Journal officiel.

Ce que fait la pratique

Pratique d’implantation

Dans les secteurs d’élevage, les gestionnaires traitent couramment la question avec les éleveurs concernés avant la pose, pour deux raisons : ce sont eux qui savent par où passent les bêtes, et l’itinéraire de substitution suppose souvent un accord sur un chemin, une traversée ou un horaire. Enfin, un panneau à inscription se lit plus lentement qu’un pictogramme : sa gamme et sa position se choisissent en conséquence.

Ce que nous recommandons

Recommandation Signaltek

Deux conseils, que nous assumons comme les nôtres et non comme des règles. Le premier : équiper les accès réellement empruntés, et non le seul point le plus visible de la voie. Un troupeau ne s’engage presque jamais par le carrefour principal, mais par un chemin d’exploitation, une sortie de pré ou une piste — un linéaire de quelques kilomètres peut être abordable par une dizaine d’entrées, et un panneau posé au carrefour principal protège surtout le carrefour principal. Le second : limiter l’interdiction aux périodes où le passage a lieu, par un panonceau, lorsque le sujet ne se pose qu’aux semaines de transhumance. Une contrainte affichée toute l’année pour quinze jours d’usage finit par être ignorée, y compris pendant ces quinze jours.

Ce qui se joue juridiquement

Portée

Une interdiction de circulation des troupeaux procède d’une décision de l’autorité compétente, que la signalisation porte à la connaissance des usagers. La détermination de ce qui constitue un troupeau, les éventuelles exceptions et l’articulation avec les droits de passage attachés à certains itinéraires pastoraux s’apprécient au regard des textes applicables et des usages locaux. Cette fiche ne tranche donc rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.

Sources réglementaires

  • Arrêté du 24 novembre 1967

    Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie

    Signalisation de prescription : emploi, gammes et implantation des panneaux de type B.

    Voir le texte officiel →
  • Code général des collectivités territoriales — pouvoirs de police du maire

    Fondement des restrictions de circulation sur les voies communales et les chemins ruraux.

Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.

Dimensions du panneau B19

La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.

GammeDiamètre du disqueEmploi
Miniature450 mmUtilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service.
Petite650 mmUtilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage.
Normale850 mmLa gamme employée en règle générale.
Grande1050 mmUtilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides.
Très grande1250 mmUtilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.

Implantation du panneau B19

Coupe de principe : le panneau en bord de chaussée, hauteur sous panneau et retrait latéral.chausséedébut de la prescriptionhauteurretraitAu-dessus d’un trottoir : la hauteur libre doit laisser passer les piétons.chausséetrottoir2,30 mpassage libre
Deux coupes de principe : en rase campagne, puis au-dessus d’un trottoir, où la hauteur libre doit laisser passer les piétons. Les valeurs exactes dépendent de la voie et de la configuration des lieux — les repères ci-dessous les précisent, avec leur source.
Hauteur
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.

Distance latérale
La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).

Distance d’annonce
Aucune : le panneau se pose au point d’accès concerné. La contrainte propre au B19 est la vitesse de lecture — un message écrit demande davantage de temps qu’un pictogramme, ce qui invite à le placer là où l’on aborde la voie lentement plutôt qu’en pleine section rapide.

SourceDécoule de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4e partie.

Orientation
Face à l’accès qu’il ferme. Sur un chemin d’exploitation débouchant sur la voie, l’orientation se contrôle depuis le chemin et non depuis la route : c’est de là que vient celui à qui le panneau s’adresse.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.

Visibilité
Un panneau à inscription perd sa lisibilité plus vite qu’un pictogramme : salissure, mousse, décoloration du film le rendent illisible bien avant qu’il ne paraisse abîmé. En secteur rural, c’est le premier point à contrôler lors des tournées.

SourcePrincipe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.

En agglomération
Emploi rare, limité aux communes rurales dont la traversée sert encore d’itinéraire de passage, et aux abords des équipements où les troupeaux croisent la circulation.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie.

Hors agglomération
C’est son terrain : routes de zones d’élevage, abords de sites protégés, ouvrages sans accotement. La difficulté n’y est pas la pose mais le recensement des accès — un linéaire de plusieurs kilomètres peut être abordable par une dizaine de chemins.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie.

Quand utiliser un B19 ?

Quand la conduite d’un troupeau sur une voie crée un risque ou une gêne que rien d’autre ne règle, et qu’un autre passage existe. La première condition est facile à établir : une route sans accotement, un ouvrage étroit, un axe à trafic rapide ne se partagent pas avec un troupeau. La seconde demande un travail préalable, et c’est elle qui décide du sort de la mesure : là où l’itinéraire de substitution n’existe pas, l’interdiction est contournée dès la première montée en estive, et le gestionnaire se retrouve avec un panneau que personne ne respecte. Dans les secteurs d’élevage, cette recherche prend la forme d’un travail avec les éleveurs concernés : ce sont eux qui connaissent les accès réellement empruntés, les périodes de montée et de descente, et les chemins praticables par un troupeau. Beaucoup de gestionnaires formalisent le résultat — itinéraire retenu, points de traversée, périodes — avant de poser quoi que ce soit. Deux distinctions closent l’examen. La première : interdire d’emprunter une voie n’est pas régler son franchissement. Là où un troupeau doit traverser pour rejoindre une parcelle, la traversée se traite pour elle-même, en un point convenu, et suppose d’avertir les conducteurs au moment où elle a lieu. La seconde : un B19 ne remplace pas un panneau de danger. Si le passage subsiste ailleurs sur le linéaire, ce sont les conducteurs qu’il faut avertir, et l’avertissement relève de la signalisation de danger, non de la prescription.

Panneaux associés

  • B0 Circulation interdite

    L’interdiction générale ne couvre pas les troupeaux : elle vise les véhicules. C’est ce qui justifie l’existence d’un panneau distinct.

  • B9c Accès interdit aux véhicules à traction animale

    Le voisin animalier de la famille, à pictogramme : il vise l’attelage, pas le troupeau. Aucun des deux ne couvre ce que l’autre interdit.

  • B7a Accès interdit aux véhicules à moteur sauf les cyclomoteurs

    Sur un chemin protégé du trafic motorisé, la question du passage des troupeaux se pose séparément et se signale séparément.

  • M9z Panonceau à mention libre

    Porte les périodes concernées, quand l’interdiction ne vise que les semaines de transhumance.

  • M2 Panonceau d’étendue

    Annonce la longueur de la section interdite, utile sur un linéaire abordable par plusieurs chemins.

  • B31 Fin de toutes les interdictions précédemment signalées

    Referme les interdictions ouvertes en amont lorsqu’un linéaire en porte plusieurs.

Quand prend fin une interdiction faite aux troupeaux ?

Comme pour les autres interdictions d’accès, la question porte moins sur la fin du panneau que sur l’étendue réelle de la protection : un linéaire abordable par plusieurs chemins se traite accès par accès.

  • Un panneau B31, fin de toutes les interdictions précédemment signalées

    Met fin aux interdictions signalées en amont, dont l’interdiction faite aux troupeaux.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription (B31).

  • Un panonceau d’étendue M2

    La longueur annoncée délimite la portée signalée à celui qui conduit le troupeau, ce qui vaut mieux qu’une interdiction dont on ignore où elle s’arrête quand on avance à trois kilomètres-heure.

    SourceArrêté du 24 novembre 1967 — panonceaux d’étendue (M2).

  • Un panonceau de période

    Lorsque l’interdiction ne vise que certaines périodes, elle ne produit d’effet que pendant celles-ci ; en dehors, le passage relève des règles générales de circulation.

    SourceDécoule du champ de la décision : une interdiction instituée pour certaines périodes ne produit d’effet que pendant celles-ci.

  • La levée de la mesure par l’autorité compétente

    L’interdiction cesse lorsque la décision qui la fonde est abrogée ou modifiée : c’est la décision qui la porte, pas le panneau. Sur des accès ruraux dispersés, le panneau reste pourtant en place bien après la mesure, faute de savoir où il avait été posé.

    SourceDécoule du fondement de l’interdiction : décision de police de la circulation prise par l’autorité compétente.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. 01Interdire sans avoir trouvé par où passerLe troupeau montait en estive par cette route depuis toujours. Le panneau posé, il continue d’y monter : il n’y a pas d’autre chemin. L’itinéraire de substitution se cherche avec les éleveurs avant la pose, et non après le premier constat.
  2. 02Un panneau à texte posé en section rapideL’inscription demande plusieurs fois le temps de lecture d’un pictogramme. Placée sur un axe abordé à vitesse élevée, elle est lue par personne — ni par celui qui conduit le troupeau, ni par les automobilistes qui s’étonneront de le croiser malgré tout.
  3. 03Confondu avec un panneau de danger « passage d’animaux »Les deux parlent d’animaux, ils ne s’adressent pas aux mêmes personnes. Le panneau de danger, triangulaire, prévient les conducteurs qu’ils peuvent rencontrer un troupeau. Le B19, circulaire, interdit à celui qui mène le troupeau de s’engager. Poser l’un en croyant poser l’autre laisse le risque entier.
  4. 04Les accès latéraux oubliésL’entrée principale est équipée, mais les bêtes rejoignent la route par un chemin d’exploitation deux kilomètres plus loin. Le linéaire n’est protégé que sur le papier. Un recensement des accès réels, fait avec ceux qui les empruntent, vaut mieux qu’un panneau posé au carrefour le plus visible.
  5. 05Une contrainte saisonnière affichée toute l’annéeLe problème ne se pose qu’aux deux périodes de transhumance ; l’interdiction est posée en permanence. Elle devient une contrainte quotidienne sans objet, que l’usage finit par ignorer — y compris aux quelques semaines où elle comptait. Le panonceau de période existe pour cela.

B19 ou B9c : le troupeau et l’attelage sont deux usages différents

B19B9c
Ce qui est viséDes animaux conduits en groupe, sans véhiculeUn véhicule tiré par un animal — carriole, tombereau, char
MessageUne inscription en toutes lettres dans le disqueUn pictogramme : un cheval attelé à une voiture
DestinataireLa personne qui mène le troupeau, à piedLe conducteur de l’attelage, sur son véhicule
Vitesse de lectureLente : un texte se déchiffre, et seulement par qui lit le françaisImmédiate, y compris pour un usager étranger
Terrain typeZones d’élevage, itinéraires de transhumance, sites protégésItinéraires de tourisme attelé, ouvrages, axes de transit
Ce qu’il faut prévoir en plusUn itinéraire de substitution praticable par un troupeauUn itinéraire praticable par un véhicule lent et large

Aucun des deux ne couvre ce que l’autre interdit : un troupeau mené à pied n’est pas un attelage, et fermer la voie aux véhicules à traction animale laisse passer les bêtes conduites en groupe. Là où les deux usages existent — c’est le cas de bien des vallées d’élevage également fréquentées par le tourisme attelé — les deux se signalent. Deux différences pratiques commandent ensuite la pose. Le B19 s’adresse à quelqu’un qui marche derrière ses bêtes, à trois kilomètres-heure : il peut se lire de près, mais il ne se lit qu’en français, ce qu’un pictogramme n’exige pas. Et les itinéraires de substitution ne sont pas les mêmes : un chemin qui convient à un troupeau peut être impraticable pour une carriole, et réciproquement.

Questions fréquentes

Que signifie le panneau « interdit aux troupeaux » ?

Qu’il est interdit de conduire un troupeau sur la voie ou la section concernée. Le panneau s’adresse à celui qui mène les animaux, et non aux automobilistes. Il se distingue en cela des panneaux de danger figurant des animaux, qui avertissent les conducteurs d’un passage possible.

Un panneau de circulation interdite couvre-t-il déjà les troupeaux ?

Le panneau de circulation interdite vise les véhicules. Un troupeau conduit sur une route n’est ni un véhicule ni un piéton, ce qui explique l’existence d’un panneau distinct. Pour une voie précise, la portée exacte des mesures en vigueur s’apprécie au regard de la décision qui les institue : c’est le gestionnaire qui répond.

Peut-on limiter l’interdiction aux périodes de transhumance ?

Une restriction de période se porte sur un panonceau placé sous le disque, et doit correspondre à ce que prévoit la décision qui institue l’interdiction. C’est la forme la plus acceptable dans les secteurs où le passage n’a lieu que quelques semaines par an.

Quel diamètre pour un panneau B19 ?

Le B19 étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. Le panneau portant une inscription et non un pictogramme, la lisibilité du texte pèse davantage que d’ordinaire dans le choix de la gamme.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».

À quelle hauteur poser un panneau B19 ?

En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.

Faut-il un arrêté pour interdire le passage des troupeaux ?

Une telle interdiction relève d’une décision de l’autorité compétente sur la voie — le plus souvent le maire ou le président du conseil départemental selon la voie concernée. Le panneau porte cette décision à la connaissance des usagers. L’articulation avec les droits de passage attachés à certains itinéraires pastoraux mérite d’être examinée avec le gestionnaire avant la pose.

Ce panneau interdit-il vraiment le passage des troupeaux ? Les sources divergent

Elles divergent, et cela mérite d’être dit avant toute chose. Les listes de codes dont nous disposons ne s’accordent pas sur ce panneau : l’une lui attribue un libellé de la famille du dépassement, l’autre une mention générique, et toutes deux se révèlent décalées sur cette plage de codes. Le fichier officiel du panneau, lui, porte l’inscription « INTERDIT AUX TROUPEAUX » en toutes lettres, et c’est sur cette image que cette fiche est construite. Le libellé publié au Journal officiel n’a pas été confronté au texte, et sa désignation exacte reste donc à vérifier : pour un projet, le texte officiel et le gestionnaire font foi.

SourceFichier officiel du jeu de panneaux, code B19 (inscription « INTERDIT AUX TROUPEAUX »). Libellé au JORF non confronté ; les listes de codes disponibles divergent entre elles.référence à confirmer

Un troupeau peut-il traverser une route interdite aux troupeaux ?

Interdire d’emprunter une voie et régler son franchissement sont deux questions distinctes. Le panneau porte sur la circulation le long de la voie ; le passage d’un troupeau d’une parcelle à l’autre se traite pour lui-même, en un point convenu avec le gestionnaire, et suppose d’avertir les conducteurs au moment où il a lieu. Les modalités applicables à un itinéraire donné relèvent de la décision qui institue l’interdiction et des usages locaux.

Pour aller plus loin

Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.