Panneau B16 : signaux sonores interdits, disque à listel rouge sur fond blanc

Panneau B16 : réglementation, dimensions et implantation

Panneau B16 : interdiction de l’avertisseur sonore, klaxon, dimensions, hauteur, implantation, réglementation et fin d’interdiction.

Interdit l’usage des signaux sonores à partir du panneau et jusqu’à la fin de la prescription.

B16 en bref

  • Signaux sonores interdits — disque à listel rouge, avertisseur sonore barré d’une oblique rouge
  • Interdit l’avertisseur en dehors du cas de danger immédiat — IISR 4e partie, art. 64-1
  • Implanté au point où l’interdiction commence, sans distance d’annonce
  • Pas d’emploi caractérisé en signalisation temporaire
  • IISR 4e partie, art. 64-1 · Code de la route, art. R.416-1

Fiche technique du B16

Code
B16
Famille
Prescription — interdiction de comportement
Fonction
Interdiction de l’usage des signaux sonores
Forme
Circulaire
Fond
Blanc
Bordure
Rouge
Symbole
Avertisseur sonore noir barré d’une oblique rouge
Dimensions
450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
Implantation
Au point où l’interdiction commence
Usage
Permanent
Signalisation temporaire
Pas d’emploi caractérisé
Panonceaux associés
M2 (étendue), M9 (mention, notamment horaire)
Fin de prescription
B35, fin d’interdiction de l’usage de l’avertisseur sonore ; le B31 referme également la section
Texte de référence
IISR 4e partie, art. 64-1 · arrêté du 24 novembre 1967

Qu’est-ce que le panneau B16 ?

Le B16 est un panneau de prescription qui interdit l’usage des signaux sonores : un disque à listel rouge sur fond blanc portant un avertisseur — la trompe classique de la signalisation routière — barré d’une oblique rouge. Il se distingue de la plupart des autres panneaux de la famille B par ce qu’il vise : non pas une catégorie de véhicules, non pas un gabarit ou une charge, mais un comportement. Cela change sa logique d’emploi. Un B11 protège un passage que rien d’autre ne protège ; le B16, lui, vient renforcer localement une règle qui existe déjà, puisque le code de la route encadre l’usage de l’avertisseur sonore. Cette redondance a une conséquence que l’article 64-1 tire explicitement : le panneau ne doit pas être implanté à l’entrée des agglomérations dont les limites sont concrétisées par des panneaux de localisation à fond blanc, puisque l’emploi de l’avertisseur y est déjà interdit par le code de la route. Le B16 trouve donc surtout sa place là où cette interdiction générale ne joue pas d’elle-même : hors agglomération, aux abords d’un site que le bruit dégrade.

Que signifie le panneau B16 ?

L’interdiction porte sur l’usage des signaux sonores à partir de l’aplomb du panneau et jusqu’à la fin de la prescription. Elle s’adresse au conducteur, pas au véhicule : le panneau n’interdit pas de circuler avec un avertisseur, il interdit de s’en servir. Une question revient systématiquement, celle de l’avertissement en cas de danger immédiat, et le texte y répond dans la définition même du panneau : l’article 64-1 emploie le B16 « pour signaler l’interdiction de faire usage de l’avertisseur sonore en dehors du cas de danger immédiat ». L’interdiction locale est donc bornée à l’usage qui n’est pas commandé par un danger immédiat. Le panneau ne concerne par ailleurs pas les avertisseurs spéciaux des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage, dont le régime est distinct.

  • Route de montagne hors agglomération où l’avertissement en virage était traditionnel et où l’aménagement a rendu la pratique inutile.
  • Abords d’un site classé, d’une zone de repos ou d’un secteur touristique où le calme fait partie de ce qui est protégé.
  • Abords d’un centre équestre ou d’un itinéraire cavalier, où le bruit soudain présente un risque propre.
  • Approche d’un établissement de santé ou d’un établissement accueillant des personnes vulnérables au bruit, situé hors des limites d’agglomération.
  • Section riveraine d’un hameau ou d’un groupe d’habitations non compris dans une agglomération signalée.

Réglementation du panneau B16

Ce que disent les textes

Réglementaire

L’article 64-1 de la 4e partie de l’IISR définit le B16 en une phrase qui règle du même coup la question la plus posée à son sujet : « Pour signaler l’interdiction de faire usage de l’avertisseur sonore en dehors du cas de danger immédiat, il est employé le panneau B16. » L’interdiction est donc bornée dans sa définition même. Le même article ajoute deux choses. Le panneau ne doit pas être implanté à l’entrée des agglomérations dont les limites sont concrétisées par des panneaux de localisation à fond blanc, puisque l’emploi de l’avertisseur y est déjà interdit par le code de la route (art. R.416-1). Et il est complété par un panonceau d’étendue M2 indiquant la longueur sur laquelle l’interdiction s’applique. Le panneau institue une interdiction locale décidée par l’autorité compétente sur la voie ; l’encadrement général du code de la route s’applique par ailleurs, indépendamment de toute signalisation.

Ce que fait la pratique

Pratique d’implantation

Le B16 est couramment posé là où la nuisance est identifiée et où l’interdiction a une chance d’être comprise : approche d’un site protégé, d’un centre équestre, d’un groupe d’habitations en bord de route. Il est couramment refermé par un B35 lorsque l’étendue n’a pas été bornée par un panonceau. Les gestionnaires emploient parfois un panonceau de mention pour restreindre l’interdiction à une plage horaire ; la formulation retenue se cale sur la rédaction de l’arrêté. Le principe de valorisation posé à l’article 44 vaut particulièrement ici : posé sans motif local, le B16 répète une règle déjà générale et ajoute un disque de plus dans un paysage qui en compte beaucoup.

Ce que nous recommandons

Recommandation Signaltek

Nous conseillons de décider l’emplacement du B35 en même temps que celui du B16, et non dans une phase ultérieure : c’est l’étendue de l’interdiction qu’on arrête là, et une interdiction sans terme visible finit par être ignorée du gestionnaire lui-même. Nous conseillons également de caler la plage horaire sur la nuisance réelle lorsqu’elle est nocturne, plutôt que d’interdire en permanence : une interdiction plus large que le besoin est la première qu’on cesse de respecter.

Ce qui se joue juridiquement

Portée

Une interdiction locale de comportement procède d’une décision de l’autorité compétente, dont la signalisation permet de porter la teneur à la connaissance des usagers. L’articulation entre cette interdiction locale et les dispositions générales du code de la route sur l’usage des avertisseurs — notamment la possibilité d’avertir en cas de nécessité — relève du texte et de son interprétation par les juridictions. Cette fiche ne tranche pas : pour un cas précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.

Sources réglementaires

  • Arrêté du 24 novembre 1967

    Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, article 64-1

    Signaux sonores interdits : interdiction de l’avertisseur en dehors du cas de danger immédiat, complément par un panonceau d’étendue M2, et interdiction d’implanter le panneau à l’entrée des agglomérations à panneau de localisation blanc.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, articles 68 et 68-4

    Règles générales de fin de prescription, et fin d’interdiction de l’usage des signaux sonores signalée par le panneau B35.

  • Code de la route, art. R.416-1

    Usage de l’avertisseur sonore, cité par l’article 64-1 de l’IISR comme fondant l’interdiction déjà applicable en agglomération.

  • CGCT, art. L2213-1 et L2213-2

    Pouvoirs de police du maire en matière de circulation et de tranquillité publique.

Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.

Dimensions du panneau B16

La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.

GammeDiamètre du disqueEmploi
Miniature450 mmUtilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service.
Petite650 mmUtilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage.
Normale850 mmLa gamme employée en règle générale.
Grande1050 mmUtilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides.
Très grande1250 mmUtilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.

Implantation du panneau B16

Coupe de principe : le panneau en bord de chaussée, hauteur sous panneau et retrait latéral.chausséedébut de la prescriptionhauteurretraitAu-dessus d’un trottoir : la hauteur libre doit laisser passer les piétons.chausséetrottoir2,30 mpassage libre
Deux coupes de principe : en rase campagne, puis au-dessus d’un trottoir, où la hauteur libre doit laisser passer les piétons. Les valeurs exactes dépendent de la voie et de la configuration des lieux — les repères ci-dessous les précisent, avec leur source.
Hauteur
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.

Distance latérale
La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).

Distance d’annonce
Aucune. Comme tout panneau de prescription, le B16 s’implante là où l’interdiction commence, et non en annonce. C’est l’un des rares panneaux de ce lot pour lesquels la signalisation en amont n’apporte rien : cesser d’utiliser son avertisseur ne demande ni manœuvre, ni changement d’itinéraire, ni décision préalable.

SourceDécoule de la nature du panneau : signalisation de prescription, IISR 4e partie.

Orientation
Perpendiculaire à l’axe de la chaussée, très légèrement incliné vers l’extérieur pour éviter la réflexion des phares.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.

Visibilité
Le panneau doit être vu, mais l’enjeu de lisibilité est ici moins critique que sur un panneau de gabarit : l’usager qui le découvre tardivement peut encore s’y conformer sans manœuvre. Ce qui compte davantage, c’est la reconnaissance du pictogramme, qui n’est pas familier de tous les conducteurs.

SourcePrincipe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.

En agglomération
C’est là que le panneau est le plus souvent posé à tort. L’article 64-1 interdit de l’implanter à l’entrée des agglomérations dont les limites sont concrétisées par des panneaux de localisation à fond blanc : l’emploi de l’avertisseur y est déjà interdit par le code de la route, et le disque n’ajoute rien à cette interdiction. Un besoin de tranquillité en traversée de bourg se traite par les autres leviers du gestionnaire, pas par un B16 à l’entrée du panneau d’agglomération.

SourceIISR, 4e partie — article 64-1, qui écarte expressément cette implantation en renvoyant à l’article R.416-1 du code de la route.

Hors agglomération
C’est le contexte où le panneau garde tout son sens : routes de montagne où l’avertissement en virage était d’usage, abords de sites protégés, approches de centres équestres, hameaux hors limites d’agglomération. La longueur de la section interdite se borne alors par le panonceau d’étendue M2 prévu à l’article 64-1, ou par un B35 en fin de section.

SourceIISR, 4e partie — article 64-1 pour le complément par un M2 ; article 68-4 pour le B35.

Quand utiliser un B16 ?

Quand une nuisance sonore identifiée justifie d’instituer localement une interdiction là où l’encadrement général ne joue pas déjà. C’est la question préalable, et elle est particulière à ce panneau : qu’apporte le disque ici ? À l’entrée d’une agglomération signalée, rien — l’article 64-1 écarte expressément cette implantation. Hors agglomération, en revanche, la réponse est souvent nette : approche d’un site protégé, d’un centre équestre, d’un hameau riverain d’une route de montagne. Un B16 posé sans ce motif fait exactement ce que l’article 44 demande d’éviter au titre du principe de valorisation : il ajoute une répétition et un panneau inutile, et il apprend aux conducteurs à ne plus lire les disques rouges. Quand la décision est prise, l’étendue se borne dans le même mouvement — panonceau M2, ou B35 en fin de section.

Panneaux associés

  • B35 Fin d’interdiction de l’usage de l’avertisseur sonore

    Le panneau qui referme la prescription. Sans lui, l’interdiction court sans terme visible pour l’usager.

  • B31 Fin de toutes les interdictions précédemment signalées

    Referme en une fois les interdictions imposées aux véhicules en mouvement sur la section, dont le B16.

  • M2 Panonceau d’étendue

    Précise la longueur sur laquelle l’interdiction court, quand un B35 n’est pas implanté.

  • M9z Panonceau de mention

    Porte les mentions horaires — l’interdiction de nuit devant un établissement de santé, par exemple.

  • B14 Limitation de vitesse

    Se rencontre souvent au même endroit : les secteurs où l’on interdit le klaxon sont ceux où l’on abaisse la vitesse, pour le même motif de tranquillité.

Quand prend fin la prescription B16 ?

L’interdiction s’attache à la section signalée. Contrairement aux limitations de gabarit, elle dispose d’un panneau de fin qui lui est propre, ce qui rend sa portée plus lisible. Les cas ci-dessous se combinent, et leur portée dépend de la voie.

  • Un panneau B35

    Le B35 signale la fin d’interdiction de l’usage des signaux sonores. C’est le pendant direct du B16 : même symbole, sous la marque de fin d’interdiction.

    SourceIISR, 4e partie — article 68-4, Fin d’interdiction de l’usage des signaux sonores.

  • Un panonceau M2 d’étendue accompagne le B16

    L’article 64-1 prévoit que le B16 est complété par un panonceau d’étendue M2 indiquant la longueur sur laquelle l’interdiction s’applique. Et l’article 68 dispense de signaler la fin d’une prescription « quand un panonceau d’étendue a indiqué la longueur sur laquelle régnait la prescription » : dans ce cas, aucun panneau de fin n’a à être implanté.

    SourceIISR, 4e partie — article 64-1 pour le complément par un M2, et article 68 pour la dispense de signalisation de fin.

  • Un panneau B31

    Le B31 signale la fin de toutes les prescriptions ayant précédemment fait l’objet d’une signalisation, ce qui inclut une interdiction de signaux sonores. L’article 68-1 précise qu’il n’implique pas pour autant la disparition des prescriptions résultant d’un texte général : le klaxon ne devient pas libre après un B31, l’encadrement du code de la route continue de courir.

    SourceIISR, 4e partie — article 68-1, Fin de toutes interdictions précédemment signalées et imposées aux véhicules en mouvement.

  • Une mention horaire portée par un panonceau

    L’interdiction ne s’applique que pendant la plage indiquée. Hors de cette plage, ce sont les dispositions générales du code de la route sur l’usage des avertisseurs qui continuent de s’appliquer — la fin d’une interdiction locale ne rend pas le klaxon libre. La formulation portée par le panonceau se cale sur la rédaction de l’arrêté et relève du gestionnaire.

    SourceDispositions générales du code de la route sur l’usage des avertisseurs sonores, applicables indépendamment de toute signalisation locale ; la rédaction de la mention relève de la décision qui institue l’interdiction.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. 01Poser un B16 sans le B35 qui le refermeL’interdiction commence quelque part et ne se termine nulle part de façon visible. L’usager ne sait pas où elle cesse, et le gestionnaire lui-même finit par l’ignorer. Le B35 est le seul panneau qui nomme la fin de cette interdiction-là — le B31, lui, referme d’un coup toutes celles signalées en amont — et il se décide en même temps que le B16, pas dans une phase ultérieure.
  2. 02Confondre le B16 avec le B15L’erreur circule dans les listes de panneaux où cette famille est décalée d’un cran : certaines attribuent l’interdiction de l’avertisseur au B15. Le B15 est le panneau d’alternat, avec ses deux flèches opposées ; le B16 porte l’avertisseur barré. Commander l’un pour l’autre, c’est poser une priorité de passage là où on voulait du silence.
  3. 03Poser un B16 à l’entrée d’une agglomérationC’est l’erreur que l’article 64-1 nomme lui-même : le panneau ne doit pas être implanté à l’entrée des agglomérations dont les limites sont concrétisées par des panneaux de localisation à fond blanc, puisque l’emploi de l’avertisseur y est déjà interdit par le code de la route (art. R.416-1). Le disque n’ajoute alors aucune interdiction ; il ajoute un support, un entretien, et un panneau de plus à ne pas lire. L’article 44 rappelle d’ailleurs le principe de valorisation : limiter les signaux de police à ceux qui sont strictement nécessaires, et éliminer les répétitions et les panneaux inutiles.
  4. 04Croire que le panneau vise les avertisseurs des véhicules prioritairesLes avertisseurs spéciaux des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage relèvent d’un régime distinct. Un B16 devant un service d’urgences ne s’adresse pas aux ambulances : il s’adresse aux véhicules qui passent devant.
  5. 05Interdiction permanente là où la nuisance est nocturneDevant un établissement de santé ou dans une rue résidentielle, la gêne est souvent concentrée sur une plage horaire. Une interdiction permanente est plus large que le besoin, et les interdictions plus larges que le besoin sont celles qu’on cesse de respecter en premier. Le panonceau de mention existe pour ça.

B16 ou B35 : quelle différence ?

B16B35
Ce que le panneau faitOuvre l’interdiction de l’usage des signaux sonoresFerme cette même interdiction
BordureListel rougePas de listel rouge — disque de fin d’interdiction
SymboleAvertisseur barré d’une oblique rougeAvertisseur barré d’une oblique noire, marque de fin d’interdiction
Position sur l’itinéraireAu début de la section protégéeÀ la fin de la section protégée
Ce qui s’applique aprèsL’interdiction locale, en plus des règles généralesLes seules règles générales du code de la route sur l’usage des avertisseurs
Conséquence s’il manqueAucune interdiction locale n’existeL’interdiction court sans terme visible, sauf étendue annoncée par un panonceau

Il n’y a pas à choisir : ils bornent la même section, l’un au début, l’autre à la fin. Ce qui se décide, c’est l’étendue — et donc l’emplacement du B35, sauf si un panonceau d’étendue l’a déjà annoncée, cas dans lequel l’article 68 dispense de signaler la fin. Un point mérite d’être retenu : après le B35, le klaxon n’est pas libre pour autant. L’article 68-1 le dit pour le B31 et le raisonnement vaut ici — la fin d’une prescription signalée n’emporte pas celle des prescriptions résultant d’un texte général.

Questions fréquentes

Que signifie le panneau B16 ?

Il interdit l’usage des signaux sonores à partir du panneau. Le pictogramme officiel montre un avertisseur sonore barré d’une oblique rouge. À ne pas confondre avec le B15, panneau d’alternat portant deux flèches opposées, auquel certaines listes de panneaux attribuent à tort cette interdiction.

SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription ; symbole du panneau tel que publié dans le catalogue officiel des signaux.

Peut-on klaxonner en cas de danger malgré un B16 ?

L’interdiction que signale le B16 est définie, dans l’article 64-1 de la 4e partie de l’IISR, comme celle « de faire usage de l’avertisseur sonore en dehors du cas de danger immédiat ». Le cas du danger immédiat est donc hors du champ de l’interdiction locale que le panneau porte. Cela ne dispense évidemment pas des règles générales du code de la route sur l’usage de l’avertisseur, qui continuent de s’appliquer partout.

SourceIISR, 4e partie — article 64-1, Signaux sonores interdits.

Quel panneau met fin à une interdiction de klaxonner ?

Le B35 : l’article 68-4 de la 4e partie de l’IISR dispose que la fin d’interdiction de l’usage des signaux sonores est signalée par ce panneau — même symbole d’avertisseur, sous la marque de fin d’interdiction. Le B31, qui signale la fin de toutes les prescriptions précédemment signalées, referme également la section. Et lorsque l’étendue a été annoncée par un panonceau, l’article 68 dispense de poser un panneau de fin.

SourceIISR, 4e partie — articles 68, 68-1 et 68-4.

Le B16 s’applique-t-il aux sirènes des véhicules de secours ?

Les avertisseurs spéciaux des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage relèvent d’un régime distinct de celui de l’avertisseur ordinaire. Un B16 posé devant un établissement de santé ne s’adresse pas aux véhicules de secours mais aux véhicules qui circulent devant.

Quel diamètre pour un panneau B16 ?

Le B16 étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. La gamme normale s’emploie en règle générale ; en voirie urbaine contrainte, la petite gamme est souvent retenue.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».

À quelle hauteur implanter un B16 ?

En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. L’emploi principal du B16 étant hors agglomération, c’est la première valeur qui s’applique le plus souvent.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.

Peut-on limiter une interdiction de klaxonner à certaines heures ?

C’est la pratique courante : la restriction horaire est portée par un panonceau de mention accompagnant le panneau. La formulation retenue se cale sur la rédaction de l’arrêté ; le gestionnaire de la voie est le bon interlocuteur. Hors de la plage indiquée, les dispositions générales du code de la route sur l’usage des avertisseurs continuent de s’appliquer — la fin d’une interdiction locale ne rend pas le klaxon libre.

SourcePratique des gestionnaires de voirie ; la formulation relève de la décision qui institue l’interdiction. Les dispositions générales du code de la route sur l’usage des avertisseurs restent applicables en toute hypothèse.

Pour aller plus loin

Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.