Panneau B9b : accès interdit aux cycles, disque à listel rouge sur fond blanc

Panneau B9b : réglementation, dimensions et implantation

Panneau B9b : signification, cycles et vélos concernés, dimensions, hauteur, implantation, réglementation et usage sur chantier.

Interdit aux cycles l’accès de la voie ou de la section signalée, à partir du panneau et jusqu’à la fin de la prescription.

B9b en bref

  • Accès interdit aux cycles — disque à listel rouge, bicyclette noire sur fond blanc
  • Vise les cycles au sens du code de la route ; les cyclomoteurs relèvent d’un autre panneau, le B9g
  • Implanté au point où l’interdiction commence, sans distance d’annonce attachée au panneau
  • Employé en signalisation temporaire pour fermer un itinéraire cyclable, avec l’itinéraire de substitution qui va avec
  • IISR 4e partie, art. 58-1 · Code de la route, art. R311-1 pour la définition du cycle

Fiche technique du B9b

Code
B9b
Famille
Prescription — interdiction d’accès par catégorie d’usagers
Fonction
Accès interdit aux cycles
Forme
Circulaire
Fond
Blanc
Bordure
Rouge
Symbole
Bicyclette noire, vue de profil
Dimensions
450 à 1250 mm de diamètre selon la gamme
Implantation
Au point où l’interdiction commence
Usage
Permanent ou temporaire
Signalisation temporaire
Oui, sur support mobile lesté
Panonceaux associés
M2 (étendue), M9 (mention), M1 (distance)
Fin de prescription
B31 (art. 68-1), B39 « Fin de… » (art. 68-9), ou étendue annoncée par un M2 qui dispense d’un panneau de fin (art. 68)
Texte de référence
IISR 4e partie, art. 58-1 · arrêté du 24 novembre 1967

Qu’est-ce que le panneau B9b ?

Le B9b est un panneau de prescription : il n’avertit pas, il interdit. Un disque à listel rouge sur fond blanc portant une bicyclette noire, qui ferme l’accès de la voie aux cycles. Le mot compte : un cycle est, au sens du code de la route, un véhicule à deux roues ou plus propulsé par l’énergie musculaire de la personne qui le monte — le vélo classique, mais aussi le vélo à assistance électrique tant qu’il reste dans les caractéristiques du cycle à pédalage assisté. Ce qui roule au moteur seul n’entre pas dans cette catégorie et relève d’autres panneaux : B9g pour le cyclomoteur, B9h pour la motocyclette. La confusion entre ces trois pictogrammes est fréquente, et les libellés varient d’une liste de panneaux à l’autre : le B9b montre des pédales et un pédalier, pas de moteur.

Que signifie le panneau B9b ?

L’interdiction porte sur l’accès à la voie, à partir de l’aplomb du panneau. Elle vise le cycle en tant que véhicule, c’est-à-dire le cycliste en selle. Un cycliste qui met pied à terre et pousse sa machine ne circule plus comme véhicule ; sa situation relève alors des règles applicables aux piétons, et la portée exacte de cette distinction s’apprécie au regard des textes et de la configuration des lieux. Le B9b ne dit rien de la sécurité de l’itinéraire de contournement : il ferme une porte, il n’en ouvre aucune. C’est tout l’enjeu de son emploi.

  • Section de route à chaussées séparées ou de voie rapide où la cohabitation avec le trafic motorisé n’est pas praticable.
  • Tunnel, tranchée couverte ou ouvrage sans espace latéral permettant le dépassement d’un cycliste.
  • Voie desservie par un itinéraire cyclable parallèle, où l’on souhaite orienter les cycles vers l’aménagement dédié.
  • Passerelle, escalier mécanisé, quai ou zone piétonne où l’usage du vélo n’est pas compatible avec l’affluence.
  • Chantier fermant temporairement une piste ou une voie verte, avec déviation cyclable balisée.

Réglementation du panneau B9b

Ce que disent les textes

Réglementaire

L’article 58-1 de la 4e partie de l’IISR énonce la prescription en une ligne : « Accès interdit aux cycles — la signalisation de cette prescription se fait à l’aide du panneau B9b. » Ce que recouvre le mot « cycle » se lit dans le code de la route, à l’article R.311-1. Trois autres articles commandent l’emploi du panneau. L’article 49 : les panneaux de prescription sont placés au voisinage immédiat de l’endroit où la prescription commence à s’imposer, et répétés après chaque intersection autre que celles avec des voies privées non ouvertes à la circulation publique ou des chemins de terre. L’article 49-1 : lorsqu’une section de route est interdite à certaines catégories de véhicules, une signalisation spécifique est mise en place pour indiquer la liaison interdite et la liaison conseillée, un panneau de type B pouvant être implanté en présignalisation avec un panonceau de distance M1. L’article 44, enfin : ces dispositions ne sont opposables aux usagers, en vertu de l’article R.411-25 du code de la route, que si elles ont fait l’objet de mesures de signalisation réglementaires.

Ce que fait la pratique

Pratique d’implantation

Les gestionnaires implantent couramment le B9b au point exact où l’interdiction commence, complété d’un panonceau M2 lorsque l’étendue de la section mérite d’être précisée, et d’un jalonnement de la déviation cyclable. L’itinéraire de substitution accompagne couramment l’interdiction : fermer une voie sans indiquer par où passer reporte le problème sur le cycliste, qui empruntera la voie interdite ou un cheminement plus dangereux encore. La sur-signalisation est un écueil reconnu par les gestionnaires de voirie : multiplier les B9b là où la configuration suffit à dissuader affaiblit ceux qui protègent réellement.

Ce que nous recommandons

Recommandation Signaltek

L’article 49-1 pose le principe — indiquer la liaison interdite et la liaison conseillée — mais ne descend pas jusqu’à l’itinéraire cyclable. Nous conseillons donc de traiter le jalonnement de la substitution comme une partie du projet et non comme une finition : de la dernière bifurcation utile jusqu’au retour sur l’itinéraire. C’est un conseil que nous assumons, et nous le donnons parce qu’une interdiction sans issue lisible est contournée plutôt que respectée, le contournement improvisé étant rarement le plus sûr.

Ce qui se joue juridiquement

Portée

Une interdiction d’accès par catégorie d’usagers procède d’une décision de l’autorité compétente, dont la signalisation permet de porter la teneur à la connaissance des usagers. Les conséquences d’une signalisation absente, incomplète ou contradictoire s’apprécient au cas par cas, selon la voie, l’autorité compétente et la juridiction saisie. Cette fiche ne tranche donc rien : pour un projet précis, la réponse se trouve dans les textes applicables et auprès du gestionnaire de la voie.

Sources réglementaires

  • Arrêté du 24 novembre 1967

    Signalisation des routes et des autoroutes — définit les panneaux et leurs caractéristiques.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 1re partie, Généralités

    Implantation (art. 8), hauteur (art. 9) et tableau des dimensions des panneaux.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, article 58-1

    Accès interdit aux cycles : la signalisation de cette prescription se fait à l’aide du panneau B9b.

    Voir le texte officiel →
  • IISR — 4e partie, articles 44, 49, 49-1 et 68

    Objet et opposabilité de la signalisation de prescription ; implantation au voisinage immédiat et répétition après chaque intersection ; sections interdites à certaines catégories de véhicules, avec liaison interdite et liaison conseillée ; règles générales de fin de prescription.

  • Code de la route, art. R311-1

    Définitions des catégories de véhicules — notamment cycle, cycle à pédalage assisté, cyclomoteur et motocyclette.

  • CGCT, art. L2213-1 et L2213-2

    Pouvoirs de police du maire en matière de circulation et d’interdiction d’accès de certaines catégories de véhicules.

Références établies sur les versions consolidées de l’IISR diffusées par le Cerema, qui sont des documents de travail : juridiquement, les textes publiés au Journal officiel font foi.

Dimensions du panneau B9b

La gamme se choisit selon la voie et la vitesse, jamais selon le panneau.

GammeDiamètre du disqueEmploi
Miniature450 mmUtilisée notamment sur voies privées ouvertes à la circulation, parcs de stationnement, aires de service.
Petite650 mmUtilisée notamment en voirie urbaine contrainte, où la gamme normale gênerait le passage.
Normale850 mmLa gamme employée en règle générale.
Grande1050 mmUtilisée notamment sur certaines routes à chaussées séparées et voies rapides.
Très grande1250 mmUtilisée notamment sur autoroutes et certaines sections à vitesse élevée.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ». La gamme normale s’emploie en règle générale ; le choix d’une autre gamme relève des règles de l’IISR et du type de voie, et non du seul code du panneau. Les emplois cités ci-dessus sont des exemples, pas une règle d’affectation.

Implantation du panneau B9b

Coupe de principe : le panneau en bord de chaussée, hauteur sous panneau et retrait latéral.chausséedébut de la prescriptionhauteurretraitAu-dessus d’un trottoir : la hauteur libre doit laisser passer les piétons.chausséetrottoir2,30 mpassage libre
Deux coupes de principe : en rase campagne, puis au-dessus d’un trottoir, où la hauteur libre doit laisser passer les piétons. Les valeurs exactes dépendent de la voie et de la configuration des lieux — les repères ci-dessous les précisent, avec leur source.
Hauteur
En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. « En principe » n’est pas une précaution de style : l’article prévoit des adaptations selon les circonstances locales.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9 « Hauteur des panneaux au-dessus du sol », A-a et A-b.

Distance latérale
La distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau située côté chaussée et la rive voisine ne doit pas être inférieure à 0,70 m. Elle peut être réduite lorsque les contraintes physiques ou géométriques le nécessitent, notamment en agglomération ou en montagne. À ne pas confondre avec la position du support : en rase campagne, l’article 8 prévoit aussi que le panneau soit hors de la zone de récupération, ou son support à 2 m au moins du bord voisin de la chaussée, sauf circonstances particulières.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 8 « Implantation des signaux », i).

Distance d’annonce
Aucune distance d’annonce n’est attachée au panneau lui-même : les panneaux de prescription sont placés au voisinage immédiat de l’endroit où la prescription commence à s’imposer, et répétés après chaque intersection. La signalisation en amont n’est pas pour autant laissée à l’improvisation : l’article 49-1 prévoit, à l’approche de l’intersection où la liaison se dédouble, qu’un panneau de prescription de type B complété par un panonceau de distance M1 peut être implanté en présignalisation. Aucune distance n’y est chiffrée — le point de pose se cale sur la dernière intersection permettant de rejoindre l’itinéraire de substitution, faute de quoi le cycliste n’a plus que le demi-tour.

SourceIISR, 4e partie — article 49 pour l’implantation et la répétition après chaque intersection, article 49-1 pour la présignalisation d’une section interdite à certaines catégories de véhicules.

Orientation
Perpendiculaire à l’axe de la chaussée, très légèrement incliné vers l’extérieur pour éviter la réflexion des phares. Lorsque le panneau ferme un aménagement cyclable et non une chaussée, il se cale sur l’axe de cet aménagement : un B9b orienté sur la route alors qu’il ferme la voie verte se lit mal depuis le guidon.

SourcePratique d’implantation courante des gestionnaires de voirie — ce n’est pas une valeur normée.

Visibilité
Le panneau doit être vu assez tôt pour que le cycliste puisse s’arrêter ou bifurquer avant son aplomb. Sur un aménagement cyclable, la hauteur de vue est plus basse que depuis un véhicule et le champ visuel plus étroit : un B9b masqué par une haie, un véhicule en stationnement ou un mobilier urbain se découvre trop tard.

SourcePrincipe général de la signalisation : porter la prescription à la connaissance de l’usager.

En agglomération
En agglomération, le B9b s’emploie surtout pour fermer un ouvrage, un tunnel ou une section de voie rapide urbaine. Il se pense avec le plan cyclable de la commune : une interdiction isolée qui coupe un itinéraire structurant se contourne, et le contournement improvisé est rarement le plus sûr.

SourcePratique d’implantation ; les pouvoirs de police du maire relèvent du CGCT, art. L2213-1 et L2213-2.

Hors agglomération
Hors agglomération, l’emploi le plus courant vise les sections à chaussées séparées et les ouvrages. La question de l’itinéraire de substitution y est plus lourde qu’en ville : le détour peut se compter en kilomètres, et son jalonnement fait partie du projet, pas de la finition.

SourcePratique d’implantation des gestionnaires de voirie ; l’emploi des panneaux de type B relève de l’IISR 4e partie.

Quand utiliser un B9b ?

Quand la cohabitation entre les cycles et le reste du trafic n’est pas praticable sur la section considérée, et qu’une décision de l’autorité compétente l’a établi. Le B9b se justifie par une configuration — un ouvrage sans espace latéral, une voie rapide, un tunnel — et non par un inconfort. Deux questions se posent avant de le poser : par où passeront les cycles, et ce chemin est-il jalonné ? Une interdiction sans réponse à ces deux questions produit une infraction de masse plutôt qu’une amélioration de la sécurité. Sur chantier, l’interdiction se justifie le temps que la piste soit inutilisable ; elle n’a plus lieu d’être ensuite.

Panneaux associés

  • B9g Accès interdit aux cyclomoteurs

    Le panneau voisin, souvent confondu : le B9g porte un cyclomoteur à moteur, le B9b une bicyclette à pédales.

  • B22a Piste ou bande obligatoire pour les cycles

    La contrepartie positive : là où le B9b ferme, le B22a oriente. Les deux se posent souvent au même carrefour, sur des branches différentes.

  • B7b Accès interdit à tous véhicules à moteur

    Ne vise pas les cycles : quand on veut fermer aussi aux vélos, le B7b ne suffit pas et le B9b vient le compléter.

  • M2 Panonceau d’étendue

    Précise la longueur sur laquelle l’interdiction court, ce qu’un cycliste ne peut deviner autrement.

  • B31 Fin de toutes les interdictions précédemment signalées

    Referme en une fois les interdictions imposées aux véhicules en mouvement sur la section.

Quand prend fin la prescription B9B ?

Une interdiction d’accès s’attache à une voie ou à une section, et sa fin n’est pas toujours matérialisée par un panneau : elle peut être bornée par l’étendue annoncée sur un panonceau. Les trois cas ci-dessous se combinent, et leur portée dépend de la voie.

  • Un panonceau M2 d’étendue accompagne le B9b

    L’interdiction court sur la longueur annoncée par le panonceau. Et l’article 68 dispense expressément de mettre en place une signalisation de fin de prescription « quand un panonceau d’étendue a indiqué la longueur sur laquelle régnait la prescription » : aucun panneau de fin n’a alors à être implanté.

    SourceIISR, 4e partie — article 68, Généralités sur la fin de prescription.

  • Un panneau B31

    Le B31 signale la fin de toutes les prescriptions ayant précédemment fait l’objet d’une signalisation. Il n’emporte pas pour autant la disparition des prescriptions résultant d’un texte général.

    SourceIISR, 4e partie — article 68-1, Fin de toutes interdictions précédemment signalées et imposées aux véhicules en mouvement.

  • Un panneau B39

    Lorsqu’il n’existe pas de signal spécifique de fin pour l’interdiction en cause — ce qui est le cas ici —, l’article 68-9 prévoit l’emploi du panneau B39 portant l’inscription « Fin de… ».

    SourceIISR, 4e partie — article 68-9, Autres fins d’interdiction.

B9b en signalisation temporaire

Le B9b a un emploi temporaire réel : la fermeture d’une piste cyclable, d’une bande ou d’une voie verte pendant des travaux. Il change alors de statut sans changer de forme, ce qui emporte trois conséquences pratiques. D’abord le support : pied mobile lesté, dimensionné pour tenir au vent, et posé de manière à ne pas devenir lui-même l’obstacle sur un aménagement étroit — un panneau planté au milieu d’une piste de 1,50 m est une chute en puissance pour qui arrive de nuit. Ensuite la déviation : sur un itinéraire cyclable, la fermeture n’a de sens qu’avec un jalonnement complet, de la dernière bifurcation utile jusqu’au retour sur l’itinéraire ; la 8e partie de l’IISR traite de la signalisation de déviation. Enfin la fin de la prescription : une interdiction temporaire n’a pas à survivre à la situation qui la justifiait, et un panneau laissé en place continue de fermer un itinéraire que plus rien n’empêche d’emprunter. Les modalités exactes de dépose dépendent du dispositif mis en place et des prescriptions applicables au chantier.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. 01Poser un B9b pour interdire les cyclomoteursC’est l’erreur la plus fréquente sur ce panneau, et elle se propage : des listes de panneaux intitulent le B9b « accès interdit aux cyclomoteurs ». Le pictogramme officiel montre une bicyclette à pédales. Le cyclomoteur, c’est le B9g ; la motocyclette, le B9h. Poser le mauvais disque, c’est interdire à ceux qu’on voulait laisser passer.
  2. 02Interdire sans jalonner l’itinéraire de substitutionUn cycliste arrêté devant un B9b sans indication de contournement ne fait pas demi-tour : il passe outre, ou il improvise un itinéraire par des voies moins sûres. L’interdiction se juge sur ce qu’elle produit, pas sur ce qu’elle affiche.
  3. 03Panneau implanté après la dernière bifurcation utileLe B9b posé à l’entrée du tunnel, alors que la dernière possibilité de bifurquer était trois cents mètres plus haut, ne laisse aucune option praticable. La question à se poser à la pose : d’où vient le cycliste, et où pouvait-il encore tourner ?
  4. 04Panneau calé sur la chaussée alors qu’il ferme la pisteQuand l’interdiction porte sur un aménagement cyclable longeant la route, un panneau orienté sur l’axe de la chaussée se présente de biais au cycliste. Il se lit mal, et la prescription paraît s’adresser à la route.
  5. 05Panneau temporaire laissé en place après le chantierLa piste rouverte, le B9b oublié continue de la fermer. Personne ne le signale : les cyclistes contournent, puis prennent l’habitude de l’ignorer — et l’habitude de contourner ne s’arrête pas au panneau périmé.

B9b ou B9g : quelle différence ?

B9bB9g
SymboleUne bicyclette à pédales, sans moteurUn cyclomoteur, moteur et pot d’échappement visibles
Véhicules visésLes cycles, y compris le vélo à assistance électrique tant qu’il reste un cycle à pédalage assistéLes cyclomoteurs au sens du code de la route
MotorisationÉnergie musculaire, assistance éventuelle au pédalageMoteur thermique ou électrique de propulsion
Motif d’emploi courantCohabitation impraticable sur ouvrage, tunnel ou voie rapideNuisance sonore, vitesse ou incompatibilité avec un aménagement doux
Contrepartie attendueUn itinéraire cyclable de substitution jalonnéUn itinéraire routier ordinaire, généralement déjà existant
Panneau souvent posé à la placeLe B9g, par confusion de pictogrammeLe B9b, pour la même raison

On choisit le B9b quand c’est le vélo qu’on ne peut pas laisser entrer : un ouvrage sans espace latéral, une voie rapide, une passerelle saturée. On choisit le B9g quand c’est l’engin à moteur de faible cylindrée qui pose problème — bruit, vitesse, incompatibilité avec une voie verte. Les deux ne se remplacent pas : sur une voie verte, interdire les cyclomoteurs tout en accueillant les vélos est précisément l’objectif, et poser un B9b y ferait exactement l’inverse de ce qu’on voulait.

Questions fréquentes

Le panneau B9b interdit-il l’accès aux vélos ou aux cyclomoteurs ?

Aux cycles — c’est-à-dire aux vélos, y compris les vélos à assistance électrique tant qu’ils restent dans les caractéristiques du cycle à pédalage assisté. Le pictogramme officiel montre une bicyclette à pédales. L’interdiction faite aux cyclomoteurs relève d’un autre panneau, le B9g, et celle faite aux motocyclettes du B9h. Les libellés associés à ces trois codes varient d’une liste de panneaux à l’autre ; le pictogramme officiel est ce qui tranche.

SourceArrêté du 24 novembre 1967 — signalisation de prescription ; Code de la route, art. R311-1 pour les définitions de cycle, cyclomoteur et motocyclette.

Un vélo à assistance électrique est-il concerné par le B9b ?

Le code de la route distingue le cycle à pédalage assisté, dont l’assistance ne fonctionne qu’au pédalage et s’interrompt au-delà d’une vitesse donnée, des engins motorisés relevant d’autres catégories. Un VAE conforme à la définition du cycle à pédalage assisté suit le régime des cycles, donc le B9b. Un engin dont le moteur propulse seul relève d’une autre catégorie et d’un autre panneau.

SourceCode de la route, art. R311-1 — définitions du cycle et du cycle à pédalage assisté.

Peut-on franchir un B9b en poussant son vélo à la main ?

L’interdiction porte sur le cycle en tant que véhicule, donc sur le cycliste en selle. Une personne qui met pied à terre et pousse sa machine ne circule plus comme véhicule ; sa situation relève alors des règles applicables aux piétons, et un B9a peut par ailleurs être implanté. La portée exacte s’apprécie au regard des textes et de la configuration des lieux : en cas de doute, le gestionnaire de la voie est le bon interlocuteur.

Quel diamètre pour un panneau B9b ?

Le B9b étant circulaire, la dimension s’exprime en diamètre : 450 mm en miniature, 650 en petite, 850 en normale, 1 050 en grande, 1 250 en très grande. La gamme normale s’emploie en règle générale ; sur un aménagement cyclable où l’emprise est comptée, la petite gamme est souvent retenue.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, tableau des dimensions des panneaux, colonne « Disque (diamètre) ».

À quelle hauteur poser un B9b sur une piste cyclable ?

En rase campagne, le bord inférieur du panneau est placé en principe à 1,00 m au-dessus du niveau de l’accotement. En agglomération bénéficiant d’un éclairage public, les panneaux peuvent être placés jusqu’à 2,30 m, notamment afin de limiter la gêne pour les piétons. Sur un aménagement partagé, le dégagement au-dessus du cheminement mérite une attention particulière : le panneau ne doit pas devenir un obstacle à hauteur de visage.

SourceIISR, 1re partie — Généralités, article 9, A-a et A-b.

Faut-il un arrêté pour interdire l’accès des cycles à une voie ?

Une interdiction d’accès par catégorie d’usagers relève d’une décision de l’autorité compétente sur la voie — le maire en agglomération, le président du conseil départemental ou le préfet selon le cas. La signalisation permet de porter cette décision à la connaissance des usagers. La situation exacte dépend de la nature de l’interdiction et de la voie concernée : rapprochez-vous du gestionnaire.

SourceCGCT, art. L2213-1 et L2213-2 pour les pouvoirs de police du maire.

Le B9b oblige-t-il à prévoir un itinéraire de remplacement ?

Il existe un principe dans le texte, mais il ne vise pas le vélo en propre. L’article 49-1 de la 4e partie de l’IISR prévoit que, lorsqu’une section de route est interdite à certaines catégories de véhicules, une signalisation spécifique est mise en place pour indiquer la liaison interdite et la liaison conseillée ; les panneaux de direction peuvent être complétés en conséquence. Aucune disposition ne descend jusqu’aux caractéristiques d’un itinéraire cyclable de substitution, et nous ne l’inventerons pas. En pratique, les gestionnaires jalonnent la déviation : sans elle, l’interdiction est contournée plutôt que respectée.

SourceIISR, 4e partie — article 49-1, Section de route interdite à certaines catégories de véhicules.

B9a ou B9b : lequel poser sur un cheminement partagé ?

Le B9a écarte les piétons, le B9b écarte les cycles : ils ne se remplacent pas, ils se combinent. Fermer un cheminement aux vélos avec un B9a revient à interdire la marche, c’est-à-dire l’usage qu’on voulait précisément préserver. Et sur un ouvrage interdit aux cycles, le cycliste qui met pied à terre ne circule plus comme véhicule : sa situation relève des règles applicables aux piétons, et il faudrait un B9a pour l’écarter aussi. Là où ni la marche ni le vélo n’ont leur place, les deux disques se posent — et l’itinéraire de substitution doit répondre aux deux : praticable à pied, jalonné pour le vélo.

SourcePictogrammes officiels du jeu de panneaux : le code B9a porte une silhouette de piéton, le code B9b une bicyclette.

Quel panneau d’interdiction d’accès choisir selon l’usager qu’on veut écarter ?

Chaque disque désigne une catégorie et une seule. Le B9b écarte les cycles — une bicyclette de profil. Le B9a écarte les piétons — une silhouette qui marche. Le B9c écarte les véhicules à traction animale — un cheval attelé. Le B9d écarte les véhicules agricoles à moteur — un tracteur. Le B7a retire le moteur, sauf le cyclomoteur que l’article 56 excepte expressément : voiture et motocyclette barrées, il laisse passer piétons, cycles, attelages — et cyclomoteurs, pour lesquels il faut le B7b (art. 56-1). Le B0, disque vide, ferme la voie à tous les véhicules et laisse passer les piétons. La question de choix n’est pas « qu’est-ce que j’interdis » mais « qu’est-ce que je garde » — et pour le B9b, elle se double d’une seconde : par où passent les cycles pendant ce temps ?

SourceIISR, 4e partie — articles 50 (B0), 56 (B7a), 58 (B9a), 58-1 (B9b), 58-2 (B9c) et 58-3 (B9d), confirmés par les pictogrammes officiels du jeu de panneaux.

Pour aller plus loin

Fiche relue le 7 septembre 2026. La réglementation évolue : en cas de doute, le texte officiel fait foi.